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Piscine naturelle

L’essentiel

Vous cherchez un moyen de vous baigner sans abîmer l’environnement ? Plus écologique que la piscine classique, le bassin naturel rencontre depuis quelques années un franc succès auprès des Français. Sa spécificité est de s’appuyer sur un système de filtration naturel : la présence de microorganismes forme un écosystème fonctionnel qui nettoie naturellement et efficacement votre zone de baignade. 

La popularité de la piscine naturelle concorde avec une prise de conscience écologique grandissante chez les particuliers. Non seulement respectueuse de la nature et de votre santé, mais aussi plus esthétique, cette alternative à la piscine traditionnelle a décidément tout pour séduire. 

Vous souhaitez avoir une qualité de l’eau inégalée dans votre piscine sans produits chimiques ? Vous êtes prêts à accueillir un véritable havre de biodiversité aquatique dans votre jardin, mais vous avez des questions sur son installation, son fonctionnement et son entretien ? Dans ce guide complet sur la piscine naturelle, vous trouverez tout ce qu’il faut savoir avant d’installer un bassin écologique chez vous.


Comment fonctionne une piscine naturelle ?

Pour garder une eau de baignade propre et saine, la nature est une source d’inspiration inégalée. Tout comme pour les lacs et les rivières, le fonctionnement d’une piscine écologique est basé sur le principe du lagunage. Cela signifie que le nettoyage de l’eau n’est pas effectué par un filtre artificiel ou un quelconque traitement à l’eau de javel, mais par un ensemble de microorganismes chargés d’épurer les eaux…exactement comme dans une zone humide naturelle ! Le fait de créer et de perpétuer l’équilibre écologique d’un écosystème naturel dans sa piscine a quelque chose de gratifiant. Il s’agit de rétablir l’équilibre écologique d’un milieu et lui donner vie, comme dans la nature. 

Le bassin d’une piscine naturelle se compose de plusieurs zones. Ces dernières assurent chacune des services écosystémiques. Ce sont les échanges entre ces différents périmètres qui, conjointement, permettent une épuration naturelle et efficace de votre eau de baignade : 

  • Une zone centrale de baignade : Elle représente un tiers de la surface totale de la piscine. Il s’agit de la zone dans laquelle vous pouvez vous baigner. On y trouve des systèmes de nettoyage mécaniques visant à éliminer les impuretés que les microorganismes ne peuvent assimiler : filtre à sable, écumoire et compartiment de sédimentation. Vous pouvez éventuellement y placer un filtre UV afin de compléter l’action de l’écosystème filtrant.
  • Une zone de filtration périphérique : La zone de filtration contient des microorganismes, algues et plantes aquatiques, chargées d’épurer et d’assainir l’eau du bassin afin de la rendre propre à la baignade. L’eau à assainir est généralement aspirée depuis la zone de baignade via un système de pompes enterré
  • Une zone d’oxygénation : Cette zone de transition favorise la circulation de l’eau et son oxygénation afin qu’elle puisse continuer d’être propice à la vie aquatique. Elle se présente le plus souvent sous la forme d’une cascade.

Une zone de régénération :  C’est dans cette zone que s’effectue le lagunage. Plus profonde que la zone de filtration périphérique, elle accueille de nombreuses plantes flottantes telles que les nénuphars, des sables et des minéraux, mais aussi des galets, au contact desquels l’eau se réchauffe avant de rentrer à nouveau dans le bassin de baignade.

Les avantages et les inconvénients d’une piscine naturelle

Piscine naturelle ou traditionnelle ? Difficile de trancher tant que l’on n’y a pas réfléchi à deux fois. Prenez le temps de bien faire mûrir votre projet pour être certain que cette option vous correspond. Si vous voulez un bassin rapidement et sans efforts pour l’été prochain, ce n’est certainement pas le choix le plus pertinent. A l’inverse, si vous avez envie d’installer une zone de baignade sur votre propriété sur le long terme, peut-être que cette solution naturelle est faite pour vous.

Bon à savoir 💡

L’intégration paysagère d’un bassin biologique peut vite nous faire oublier que ce dernier nécessite de l’entretien, surtout au début. Un écosystème viable et performant est le résultat de plusieurs mois d’attention, mais l’effort en vaut le coup. Car si une piscine creusée traditionnelle est plus rapide à mettre en œuvre, vous compenserez largement le prix et le temps d’installation d’une piscine naturelle. Non seulement la sensation de nager en pleine nature et cohabiter avec le reste de son environnement est gratifiante, mais l’absence de traitement chimique réduira considérablement les risques de  mycoses et d’allergies si vous avez la peau sensible.

Voici une liste des avantages et inconvénients d’une piscine naturelle pour faire votre choix en toute connaissance de cause.

AvantagesInconvénients
– Un bassin respectueux de l’environnement

– Meilleur pour votre peau

– Amène de la biodiversité

– Un atout esthétique indéniable

– Un entretien moins onéreux

– Pas soumise à l’imposition

– Utilise moins d’eau
– Coût plus élevé qu’une piscine classique

– Impossibilité de chauffer l’eau

– Ph plus bas qu’une piscine traditionnelle

– Écosystème long à installer

– Surface glissante

– Évaporation plus rapide
Avantages et inconvénients de la piscine naturelle

Piscine naturelle et hygiène : ces bassins sont-ils hygiéniques ?

Cassons dès maintenant les idées reçues : l’absence de système d’asepsie du bassin ou de système de nettoyage à base de produits chimiques ne signifie pas qu’une piscine naturelle est sale. Au contraire : d’un point de vue sanitaire, le bassin écologique est une alternative parfaitement saine à la piscine traditionnelle. A condition que vous n’en négligez pas l’entretien (tout comme un bassin classique, finalement). Le rôle de biofiltre joué par les zones tampons périphériques au périmètre de baignade permet de garder une eau parfaitement saine. Par ailleurs les principaux risques associés à une piscine naturelle peuvent facilement être contrés : 

  • Une augmentation du Ph : Le ph d’une piscine naturelle se situe entre 6,5 – 7,0 contre 7,2 à 7,6 pour une piscine traditionnelle. Ce Ph un peu plus acide permet de freiner la croissance des bactéries et de réguler l’apparition des algues.

Une eau trop chaude (supérieure à 25 degrés) peut entraîner une prolifération de bactéries : on parle alors d’eutrophisation du bassin. La chaleur entraîne une baisse du niveau d’oxygène. Votre écosystème sera alors complètement asphyxié par les cyanobactéries. Il suffit d’améliorer la zone d’oxygénation ou d’en ajouter une supplémentaire pour refroidir l’eau. Si vous vivez dans une région chaude, vous pouvez optimiser la zone de régénération en ajoutant par exemple des nénuphars, très efficaces pour baisser la température de l’eau de quelques degrés.

Quelles autorisations pour une piscine naturelle ?

Vous avez sauté le pas et décidé de construire un bassin de baignade naturelle dans votre jardin ? N’allez pas trop vite avant d’entreprendre la construction. Avant de construire ou faire construire votre piscine, informez-vous quant aux autorisations et normes obligatoires. Certes, cette formalité peut paraître peu plaisante, longue et ennuyeuse à effectuer. Cependant, elle vous évitera les coûts supplémentaires liés à une amende où à la désinstallation de votre bassin. Pour éviter tout litige, vous devez donc vous poser la question des démarches administratives avant d’engager les travaux. 

Que dit la loi à ce sujet ?

Vous avez du mal à vous y retrouver ? Sachez tout simplement que l’installation d’une piscine naturelle est soumise aux mêmes normes d’urbanisme que celle d’une piscine classique. Les connaître à l’avance vous évitera les mauvaises surprises. Voici les démarches à suivre, pas à pas, pour être certain que vos travaux de construction respectent les normes.

1/ Prendre connaissance des normes actées par votre commune : certaines communes encadrent sévèrement la construction de piscines creusées, notamment lorsqu’il existe des règles en termes de conservation de patrimoine. Pour savoir si votre terrain est constructible, consultez le PLU (Plan Local d’Urbanisme) ainsi que les règlements communaux et de propriétés.

2/ Procéder à la déclaration ou à la demande de travaux : les démarches varient selon la taille du bassin que vous entreprenez de construire. Gardez à l’idée qu’une piscine naturelle a besoin d’un espace assez grand pour que l’écosystème créé fonctionne correctement (entre 80 et 100 m2 environ) : il sera donc nécessaire d’entreprendre l’une ou l’autre de ces deux formalités.

  • Si votre piscine naturelle fait entre 10 et 100 m2, vous devrez faire une déclaration de travaux.
  • Si la taille de votre bassin naturel dépasse les 100 m2 et/ou les 2 m de profondeur, ce qui est souvent le cas pour une piscine biologique qui nécessite beaucoup d’espace pour être fonctionnelle, vous devrez faire une demande de permis de construire.

Comment sécuriser une piscine naturelle ?

Vous êtes inquiet des risques de noyade pour vos enfants et de vos animaux de compagnie ? N’hésitez pas à sécuriser votre piscine, et ce même s’il n’existe aucune norme sécuritaire pour l’installation d’une piscine creusée naturelle. La construction d’un bassin de baignade biologique est une pratique encore marginale chez les français. Par conséquent, la loi ne reconnaît pas encore leur existence. Seules les piscines traditionnelles sont concernées par le décret n° 2004-499 du 1er janvier 2006 obligeant à l’installation de dispositifs sécuritaires aux abords d’une piscine (barrière, bâche ou alarme).  Toutefois, votre bassin naturel peut aussi être la source d’accidents graves tels que les glissades ou encore les noyades. Rappelons que 30 cm d’eau suffisent pour noyer un jeune enfant. Par précaution, veillez à installer au moins un équipement de sécurité près de votre piscine. 

Quelle sécurité choisir ?

Idéalement, votre dispositif devra respecter la norme AFNOR afin d’assurer une sécurisation optimale de votre lieu de baignade. Évitez à tout prix les abris et les couvertures de piscine : le premier risque d’étouffer votre écosystème et de réchauffer l’eau de votre bassin, avec tous les risques que cela comporte pour la faune et la flore du milieu. La seconde comporte les mêmes dangers pour la biodiversité, et son caractère opaque risque en plus de freiner la photosynthèse. Si vous pouvez bien évidemment installer une alarme (périphérique ou immergée), le meilleur choix pour votre piscine naturelle reste la traditionnelle barrière de sécurité.

Comment concevoir une piscine naturelle ?

Qu’il s’agisse d’une construction ou de travaux de réfection d’une piscine déjà existante, réaliser un étang de baignade écologique nécessite beaucoup de motivation et des compétences certaines en autoconstruction. L’idéal est de faire appel à un artisan pisciniste spécialisé dans la construction de piscines naturelles. Cependant, si vous vous en sentez capable et que vous avez le temps de mettre la main à la pâte, vous pouvez aussi la construire vous-même.

Les étapes pas à pas pour construire son bassin naturel soi-même

La construction d’un bassin de baignade biologique peut être réalisée en 5 étapes clés. 

  • 1ère étape : le terrassement. Tracez l’emplacement souhaité de votre piscine. Vous devez définir dès le début le périmètre réservé à la zone de baignade, à celle de filtration et celle qui sera consacrée au lagunage. Gardez en tête la règle des ⅔ – ⅓ :  ⅔ de l’espace creusé peut être prévu pour votre espace de baignade.

    Réservez ⅓ de la superficie aux zones de filtration et de lagunage pour un traitement naturel de l’eau optimal et fonctionnel. Un périmètre minimal de 50 m2 est requis pour que les écosystèmes puissent fonctionner correctement.

    La profondeur de l’espace de baignade doit atteindre 1,40 m, une profondeur minimale pour éviter la prolifération d’algues. Elle ne doit cependant pas dépasser 2, 50 m : une profondeur excessive rendra l’eau de votre bassin trop froide pour la baignade. La profondeur de votre zone de lagunage doit quant à elle atteindre 60 cm pour favoriser le bon fonctionnement des plantes aquatiques. 
  • 2ème étape : l’installation du réseau d’eau. C’est aussi le moment de mettre en place le réseau électrique pour la pompe.
  • 3ème étape : l’étanchéité du bassin. Commencez par déposer un lit de sable au fond de votre bassin. Une piscine naturelle ne s’imperméabilise pas comme une piscine traditionnelle.

    Évitez le traditionnel terrassement en béton qui risque de freiner l’action des microorganismes bénéfiques pour votre eau de baignade : une bâche en liner ou en polyester, ou mieux, une membrane EPDM est l’idéal pour ce type d’installation.

    Commencez par disposer un feutre de protection dans le fond du bassin pour éviter que les pierres ou les racines transpercent votre bâche, puis installez cette dernière. Si votre sol est suffisamment stable ou déjà argileux, vous pouvez envisager de l’étanchéifier à l’aide d’une épaisse couche d’argile. 
  • 4ème étape : la plantation des végétaux dans le lagunage. Vous pouvez délimiter la zone de baignade des autres périmètres en utilisant des pierres ou une traverse en bois.

    Commencez par répandre un substrat en pouzzolane, puis remplissez votre bassin d’eau (récupérez l’eau de pluie pour un remplissage plus écologique!) avant d’y planter vos végétaux aquatiques.
  • 5ème étape : réaliser l’aménagement extérieur. Ne négligez pas l’aspect esthétique de votre bassin : un ponton en bois, un dallage en pierre ou encore une plage ou une margelle de sable sont des éléments décoratifs idéals qui feront de votre piscine naturelle une installation agréable à regarder et à utiliser.

    Installez une pool house pour vous détendre et un local technique pour ranger vos équipements. 

Bon à savoir 💡
La création d’un jardin aquatique d’ornement sera du plus bel effet près de votre bassin. Vous pouvez creuser un espace supplémentaire pour disposer les espèces naturelles de votre choix. Si vous avez une tortue ou des poissons, c’est l’endroit idéal pour leur concocter un petit paradis vert. Veillez simplement à ce que le système de filtrage soit efficace. Vous pouvez également planter des végétaux exotiques aux abords de votre piscine pour un effet dépaysant garanti !

Quel emplacement choisir ?

L’emplacement idéal pour installer une piscine naturelle est un endroit semi-ombragé. En effet, le bon fonctionnement du lagunage nécessite un minimum d’ensoleillement. La photosynthèse nécessaire à la survie de vos plantes aquatiques n’est possible que lorsque les végétaux sont exposés à la lumière naturelle. Toutefois, l’endroit doit aussi bénéficier d’une zone d’ombre pour protéger votre bassin lors des chaleurs excessives, qui encouragent la prolifération de microorganismes

Creuser ou faire creuser votre piscine à proximité d’un arbre comme un saule ou un frêne pleureur est une excellente idée. Si vous souhaitez limiter au maximum les chutes de feuilles dans votre bassin, l’idéal est de disposer d’un coin d’ombre modulable pour les journées les plus chaudes. Voici quelques idées pour apporter de l’ombre à votre piscine naturelle : 

  • Des clôtures 
  • Un massif naturel
  • Un voile d’ombrage
  • Une pergola (bioclimatique si vous en avez le budget !)
  • Un parasol, etc.

Comment aménager un bassin naturel ?

Votre bassin est enfin prêt : il ne vous reste plus qu’à aménager votre plan d’eau. En général, cette étape entraîne son lot de questions et d’appréhensions : est-ce que mon écosystème fonctionnera ? Puis-je installer des poissons ou une tortue dans mon bassin de baignade ? Quelles sont les plantes aquatiques à favoriser pour une filtration optimale de votre eau ? Voici quelques conseils pour éviter les erreurs.

Quelles plantes aquatiques choisir pour une piscine naturelle ? 

Il existe trois catégories de plantes à installer dans votre piscine : certaines assurent un rôle de filtration, d’autres participent à charger votre eau en oxygène, tandis que les dernières protègent votre bassin d’un ensoleillement excessif. Pour que votre eau reste propre et de bonne qualité, vous devez en sélectionner de chaque type.

Les plantes épuratives

Les plantes épuratives ont pour rôle d’éliminer les substances toxiques présentes dans l’eau de votre bassin. Les micro-organismes présents à sa racine se nourrissent des résidus organiques ainsi que de l’azote, phosphate et ammonium présents dans votre eau de baignade. Par la suite, les plantes épuratives transforment les déchets en nutriments qui nourrissent les plantes aquatiques. La boucle est bouclée : ces végétaux agissent comme de véritables aspirateurs essentiels à l’écosystème de votre bassin. Voici quelques plantes épuratives à inviter dans votre bassin.

  • La jacinthe d’eau est un excellent purificateur qui piège les particules les plus solides pour une eau impeccable toute l’année.
  • Les phragmites sont des sortes de roseaux dont le rôle filtrant n’est plus à prouver. On les trouve communément aux abords des étangs. Cette plante robuste est toutefois envahissante et nécessite un entretien régulier pour ne pas qu’elle se propage et étouffe les autres végétaux. 
  • La menthe aquatique apporte une touche de fraîcheur à votre piscine naturelle. Tout comme le roseau, elle nécessite d’être arrachée régulièrement, sans quoi elle prolifère.
  • La canna aquatique est un excellent choix si vous craignez que votre eau soit trop chargée en carbone et en phosphore. Sur le long terme, elle joue le rôle de rééquilibrant, pour une eau impeccable naturellement.

Les plantes flottantes

Esthétiques, apportent de l’ombre au plan d’eau, protègent toute la microfaune et la microflore qui s’y trouve. Il s’agit d’un excellent refuge pour les espèces animales aquatiques telles que les grenouilles.

  • Le lotus est la reine des bassins naturels. Cette plante esthétique et purificatrice est un excellent moyen de protéger l’eau de votre piscine.
  • Le nénuphar diminue la température de l’eau et équilibre l’apparition des algues.
  • L’onagre d’eau trouvera naturellement sa place dans une piscine trop pauvre en nutriments. Comme elle sert de nourriture aux organismes sous la surface, il faut la planter avec parcimonie.

Les plantes oxygénantes 

Les plantes oxygénantes se plantent dans la zone de régénération du bassin. Leur rôle principal est d’absorber les nitrates et les phosphates, éléments qui, en quantités excessives, polluent l’eau de votre bassin. Il s’agit donc d’un précieux remède contre la prolifération d’algues qui permet à la vie de continuer à se développer dans l’eau. Voici quelques exemples de plantes oxygénantes utiles à votre piscine naturelle : 

  • L’hippuris
  • L’élodée 
  • La renoncule aquatique

Bon à savoir 💡

Gardez à l’esprit qu’une piscine naturelle s’appuie sur un fonctionnement écosystémique. Tout comme dans la nature, vous devrez donc cohabiter avec d’autres espèces animales et végétales…comme dans la nature ! Parmi elles se trouve l’emblématique moustique : ennemis de notre chambre à coucher, il trouvera toute son utilité au sein de votre bassin et vous rendra de fiers services puisqu’il se nourrit d’algues et d’insectes.

Ne vous en inquiétez pas outre-mesure : les moustiques ne pondent pas d’œufs dans votre bassin biologique, car il le fait uniquement sur les eaux stagnantes (ce qui n’est bien évidemment pas le cas de votre piscine). Vous profiterez avec bonheur du chant des grenouilles dès le joli mois de mai. La présence d’une zone humide naturelle peut aussi attirer les escargots d’eau et certaines larves. Ces dernières trouveront bien vite leur place dans le bec des oiseaux gourmands ! 

Aménager une piscine naturelle : les erreurs à éviter

Quand on opte pour une piscine naturelle, il peut être tentant de reproduire à l’exact les écosystèmes déjà présents dans les étangs et autres lacs. Or, comme vous pouvez le constater lors de vos promenades, ces derniers ne sont pas toujours un exemple parfait au niveau sanitaire. Voici trois erreurs à éviter ainsi que les bonnes pratiques pour garantir une eau de bonne qualité

  • Pas de poissons dans votre bassin de baignade : Si vous voulez garder une eau claire, il est déconseillé d’installer des poissons : non seulement vous ne pourrez pas contrôler leur reproduction, mais les excréments de ces derniers ne pourront pas tous être filtrés par les végétaux aquatiques. 
  • Installez votre tortue dans un bassin à part : pour votre sécurité et pour son bien-être, si vous avez une tortue d’eau, creusez un bassin à part pour qu’elle puisse se baigner sereinement. Ces animaux, bien qu’attachants, sont également très craintifs. Votre tortue pourra donc devenir agressive en cas d’intrusion dans son espace naturel.
  • Sélectionnez vos plantes en fonction du climat local : veillez à choisir des plantes adaptées au climat de votre région. Une plante qui manque de soleil ou qui au contraire en reçoit trop risque de mourir et de pourrir au fond du bassin, entraînant un déséquilibre de l’écosystème.

Quel budget pour l’installation d’une piscine naturelle chez soi ?

Le prix de la construction et de l’aménagement de votre bassin dépendra largement de la taille et de la profondeur de votre bassin. Vous pouvez vous baser sur les informations suivantes pour estimer le coût d’installation d’une piscine naturelle chez vous, mais gardez à l’esprit que ces chiffres peuvent varier considérablement en fonction des conditions de création (autoconstruction ou recours à un pisciniste professionnel) et des contraintes du terrain.

Coût d’une installation par un professionnel

Il s’agit dans aucun doute de la meilleure option si vous souhaitez avoir un bassin de bonne qualité et réalisé sans erreurs. Si vous faites appel à une main d’œuvre qualifiée, privilégiez un pisciniste spécialisé dans l’installation de piscines naturelles (cela vous évitera de vous retrouver avec un terrassement ou une structure inadaptée au bon fonctionnement de vos plantes aquatiques). Construite par un professionnel compétent, votre bassin biologique vous coûtera entre 350 et 1500 euros par m2. Son prix moyen se situe dans une fourchette allant de 35 000 et 50 000 euros.

Prix d’une piscine naturelle en autoconstruction 

Si vous choisissez de construire votre piscine vous-même, le prix chutera automatiquement, puisque vous ne paierez pas la main d’œuvre associée à la construction. Dans ce cas, un kit spécial piscine naturelle vous facilitera grandement la tâche. Comptez 5000 euros pour un bassin de petite taille, mais le prix peut s’allonger jusqu’à 10 000 euros si vous souhaitez installer une grande piscine.

Quel entretien pour une piscine naturelle ?

Si l’écosystème de votre piscine filtre l’eau de manière efficace, cela ne vous dispense pas d’en prendre soin. Contrairement à une piscine traditionnelle, le bassin biologique est facile à entretenir. C’est au début que ce type de piscine nécessite le plus d’entretien. Entre sa mise en service et son utilisation, vous devrez patienter plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour obtenir une eau propre à la baignade.

Votre bassin naturel doit en effet créer son propre équilibre : les microorganismes doivent se développer suffisamment pour que l’écosystème devienne viable. Les algues, quant à elles, vont proliférer sur les premières années : rien de plus normal. Il suffit de les arracher manuellement en attendant que l’écosystème s’équilibre.

Quels sont les gestes d’entretien régulier ?

En ce qui concerne l’entretien courant, quelques gestes simples suffisent pour garder une eau de bonne qualité. Dans un bassin biologique, c’est le Ph qui va déterminer si votre eau est propice à la baignade : il doit se situer entre 6,5 et 7. Sachez qu’il n’est pas possible de déposer une bâche ou un abri de piscine durant une absence prolongée ou un hivernage.

Par conséquent, l’eau s’évapore plus rapidement que dans un bassin traditionnel. Vous devrez donc réapprovisionner en eau de manière régulière : pour cela, utilisez un tuyau d’arrosage avec un filtre pour éliminer le chlore et les bactéries et sauvegarder la qualité de l’eau de votre bassin.

Si les plantes épuratives assurent une fonction nettoyante dans votre bassin, il vous faudra tout de même laver le fond et les parois de votre bassin : ces dernières peuvent s’avérer glissantes à cause de la fine pellicule verte qui se dépose au fil des semaines. Vous pouvez les brosser manuellement ou acquérir un robot de nettoyage spécialement conçu pour les piscines naturelles.

Enfin, l’hivernage de votre piscine naturelle est simple : il suffit de nettoyer les tuyaux de filtration avec du vinaigre blanc, tailler les plantes et installer un filet à l’automne pour éviter l’eutrophisation du milieu Les plantes annuelles (qui ne résistent pas au froid et au gel) devront être arrachées et replacées chaque printemps dans le bassin.

Les bonnes pratiques pour un entretien optimal de votre piscine naturelle

Si nécessaireTous les joursUne fois par moisTous les ans
Trop peu d’algues : installer de la phosphorite ou des bactériesTrop d’algues  : arracher l’excédentAjouter de l’eau dans la piscineEnlever les résidus de feuilles mortes à l’aide d’un filetAnalyser la température de l’eauTailler les plantes aquatiques et alentouresBrosser les paroisnettoyer les feuilles mortes autour du bassinAnalyser le Ph de l’eau du bassinVider les filtresNettoyer les tuyaux de filtrationInstaller un filetDéraciner les plantes annuelles 
Entretien de la piscine naturelle