Van Rompuy - Ashton, nouveau visage de l'Union Européenne

 

 

L’Union Européenne tient son duo. Le premier ministre belge Herman Van Rompuy a été nommé président du Conseil européen. Il sera soutenu par la britannique Catherine Ashton, actuelle commissaire européenne au Commerce, qui s’est vue attribuer le poste de haut représentant de l'Union aux Affaires Etrangères et à la Politique de Sécurité.

 

Herman Van Rompuy José Manuel Barroso et Catherine Ashton Les 27 chefs d'Etat ou de gouvernement de l'Union Européenne étaient réunis à Bruxelles en début de soirée pour mettre en place l’une des premières applications traité de Lisbonne : donner un double visage à l’Union et faciliter sa représentation.

 

A l’issue des délibérations, le président français Nicolas Sarkozy a précisé devant la presse que ce choix s’était fait "à l’unanimité". La nomination de Herman Van Rompuy n’est pas une véritable surprise. Selon Gordon Brown, les 27 ont salué " sa capacité à ramener la stabilité dans son pays et à gérer une coalition de cinq partis ". La Belgique est en effet depuis 2007 en proie à une crise politique et institutionnelle sans précédents.

 

Les premières pensées du tout premier président du Conseil européen ont été pour ses compatriotes : " même s'il est particulièrement difficile d'abandonner la direction de mon pays, j'accepte votre décision et je vous remercie de l'honneur que vous me faites ". Herman Van Rompuy précise ne jamais avoir été candidat, mais il semble pourtant déjà fin prêt à s’installer dans son nouveau fauteuil : " l'Europe est une union de valeurs et elle a la responsabilité de jouer un rôle important dans le monde ". M. Van Rompuy prendra ses fonctions le 1er janvier prochain à la fin du mandat suédois, représenté par le Premier ministre Fredrik Reinfeldt.

 

Concernant la nomination de son futur bras droit, la britannique Catherine Ashton, le choix a semble-t-il été moins évident. A la tête de la Commission au commerce depuis moins d’un an, Mme Ashton a profité du retrait surprise de Tony Blair dès l’ouverture du sommet. " Il fallait trouver un socialiste puis est survenue l'insistance que ce soit une femme ", explique un haut fonctionnaire de la Commission cité par Lacroix. " Il était important de montrer aux Britanniques qu'on a besoin d'eux en Europe ", a justifié Nicolas Sarkozy. La nouvelle représentante de l'Union aux affaires étrangères et à la politique de sécurité s'est défendue devant la presse sceptique : " jugez-moi sur ce que je ferai, vous serez satisfaits ".

 

Reste encore pour le nouveau duo à trouver ses marques aux seins des institutions européennes. Selon le journal Lacroix, le mois et demi avant leurs entrées officielles en fonction ne sera pas inutile. Un journaliste aurait demandé au quatuor que forment désormais Fredrik Reinfeldt (présidence tournante), José Manuel Barroso (président de la Commission), Catherine Ashton et Herman Van Rompuy : " Lequel de vous quatre Henry Kissinger devra-t-il appeler s'il veut avoir l'Europe ? ". Après un silence embarrassé des quatre visés, se regardant chacun, le premier ministre belge a lancé en souriant : " J'attends avec impatience le premier coup de fil ! ".

 

L'heure est à la rigolade et aux félicitations. De gros dossiers attendent cependant les partenaires européens. Le tout premier d'entre-eux : la stratégie de l'Union Européenne pendant les négociations sur le climat. La Conférence de Copenhague accueillera du 7 au 18 décembre prochain les Etats sous l'égide de l'ONU en vue de signer un nouvel accord de réduction de gaz à effet de serre pour limiter l'impact du réchauffement climatique.

 

(Sources AFP et Lacroix)

 

 

Publié par Delphine Rigaud
le vendredi 20 Novembre 2009

 



 
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samedi 21 Novembre 2009 à 12:23 Par ledif trocas
 

cet article est très intéressant. Il estdommage qu'il soit truffé de fautes de frappe.

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