Vaches et gaz à effet de serre

 

 

Après les transports et l’industrie énergétique, la filière bovine est la nouvelle cible des réducteurs de gaz à effet de serre. Nos amies les vaches, appréciées pour la qualité de leur chair et de leur lait, sont de fortes productrices de méthane, dont l’impact sur le réchauffement climatique est 25 fois plus puissant que le carbone. Comment réduire les émissions de ces charmantes bêtes ? Par une amélioration de leur alimentation.

 

                                     Vache

 

Vaches et effet de serre, le rapport n’est plus surprenant. Mais lutter contre les émissions de méthane produites par les bovins, c’est le nouveau combat des agriculteurs de la filiale, à qui l’on impute 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Charmantes en apparence, Marguerite et ses copines sont en réalité de véritables bombonnes de méthane.


  • Du méthane par éructation

 

Principal responsable : un système digestif complexe. « Quand les vaches pètent, le climat trinque » annonçait de manière quelque peu triviale les médias lors de la découverte. Analyse facile mais erronée, car c’est depuis l’autre orifice que sont émis chaque jour les kilos et kilos de méthane des quadrupèdes (50 à 120 selon l’âge, la race, la région). Lors de la digestion, se produit une fermentation des bactéries à l’intérieur de l’estomac. C’est cette fermentation, indispensable pour la transformation des aliments (herbe, foin, luzerne, compléments alimentaires), qui émet le dit méthane. Ce dernier est éructé par Marguerite. Ainsi pour corriger : quand les vaches rotent, le climat trinque.


  • Du lin pour réduire les émissions de méthane

 

Non, les chercheurs ne sont pas (encore) des apprentis Frankenstein et ne se sont pas penchés sur la modification du système digestif des bestiaux, mais plutôt sur l’amélioration de leur alimentation. Danone, en partenariat avec l’association Bleu Blanc Cœur et l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA), propose depuis 2004 à ses producteurs de lait d’incorporer du lin au régime alimentaire des bêtes. En 2008, un brevet de mesure des émissions de méthane a été déposé par les trois partenaires.

 

  • Réductions des émissions et amélioration de la qualité du lait

 

Depuis le lancement du programme Linus, Danone a d’une part observé une réduction de 20 à 30% des émissions de méthane, mais également constaté une amélioration de la qualité du lait (plus d’oméga 3). Linus est aujourd’hui proposé à 200 producteurs volontaires qui fournissent l’usine Danone-Pays de Bray (Normandie). Le lin, dont la France est le premier producteur mondial, vient en substitution du soja consommé par les animaux. Une prime est offerte aux agriculteurs pour couvrir les frais de reconversion et de production. 30% du lait de l’usine normande provient du programme Linus. Au départ uniquement utilisé pour la gamme Jockey de la marque, ce lait est aujourd'hui étendu à la fabrication des fromages frais et des yahourts.

 

 

Publié par Delphine Rigaud
le mardi 2 Mars 2010

 



 
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lundi 10 Octobre 2011 à 17:42 Par jul
 

mdr

vendredi 26 Mars 2010 à 11:42 Par hiningo
 

J'ai l'impression que ce chiffre de 18% des gaz a effet de serre est un peu bidon, suivant les articles sur le net, on lit soit 18% des gaz soit 18% des emissions de méthane qui n'est qu'un gaz parmi d'autres...

lundi 8 Mars 2010 à 11:20 Par tindoul
 

j'oubliai...je rajoute ce lien :

https://www.pleinchamp.com/article/detail.aspx?id=39313&menu_id=2&page=1&local=false&pub_id=2

mercredi 3 Mars 2010 à 19:06 Par tindoul
 

Toujours le même discours, rabaché et rabaché encore ! Faut bien trouver un bouc émissaire...
En France, l'élevage herbivore contribue à hauteur de 11% aux émissions de gaz à effet de serre, le logement pour 20%, l'industrie pour 21% et les transports pour… 27%. Pourquoi faire de la viande et de l'élevage le bouc émissaire des problèmes environnementaux ? Surtout avec un cheptel bovin en diminution depuis 1990 !
Notre mode de production, basé en moyenne sur moins de 100 bovins par exploitation, est à l’opposé des modèles d’élevage intensifs de nombreux pays. L'alimentation de nos bovins se compose de 60 à 80% d'herbe provenant de 11 millions d'hectares de prairies permanentes, puits de carbone et sources de biodiversité. Ces prairies ont un rôle fondamental dans la lutte contre les gaz à effet de serre. Notre pays, avec des départements comme l'Aveyron, le Cantal ou encore la Lozère, est représentative d'un élevage extensif, contribuant ainsi à la consommation de CO2...une étude de l'INRA explique bien ceci : http://www.inra.fr/presse/role_positif_prairies_stockage_carbone

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