Une rentrée universitaire ça use aussi le portefeuille

 

 

Une rentrée universitaire ça use et ça use le portefeuille. Un refrain repris en choeur cet été par les associations étudiantes. En cause : frais d’inscription, de transport, du célèbre ticket Resto U en hausse, sans oublier le traditionnel parcours du combattant pour se loger. Alors les organisations étudiantes montent à la barre. Témoignages avec deux jeunes étudiants friands d’avenir…

 

 

Bancs de l'Université Paris 8

 

+ 1,72 % de frais pour la licence, +4,7 % pour les masters, +1,7 % pour le ticket RU ou encore + 1,5 % concernant la Sécurité sociale étudiante. C’est vrai, les hausses ne sont pas exorbitantes comparées à l’inflation (2,1%) ; en tout cas pas de quoi mettre un étudiant sur la paille. Sauf qu’une fois cumulés tous les coûts de la vie étudiante, c’est là que ça fait mal au portefeuille. Une rentrée qui se chiffre en moyenne à 2657,3 € pour un étudiant francilien et 2265,8 € pour un étudiant en province (Source Fage). 

 

Laurent Wauquiez, lui, a une autre interprétation des statistiques. La hausse du coût de la rentrée universitaire est une des plus faibles depuis cinq ans selon le ministre de l’Enseignement supérieur ;
de quoi faire des jaloux chez nos voisins britanniques, espagnols ou italiens. Pour les organisations étudiantes, on ne l’entend pas de cette oreille. Ces hausses répétées freinent la démocratisation de l’Enseignement supérieur. Face au manque de moyens et de débouchés professionnels, les classes populaires deviendraient même frileuses à tenter leurs chances sur les bancs de l’université (de 36 à
31 % entre 2006-2010, source OVE). 

 

Rentrée universitaire morose pour la Fédération générale des associations étudiantes (Fage)


Du haut de ses 25 ans, Philippe Loup le président de la Fage a bon espoir de convaincre le ministre de l’Enseignement supérieur de la situation estudiantine morose. « Je dirais que c’est une rentrée universitaire morose, un peu à l’image de la météo pourrie de cet été. Une nouvelle fois on a une hausse globale des frais d’inscription (+4,2 %) qui s’ajoute à d’autres augmentations : le logement,
les transports, l’alimentation. Ce sont ces coûts cumulés qui mettent en difficulté les plus précaires alors que les conditions matérielles sont peu reluisantes pour une large frange de la population étudiante.
» 

 

Rentrée universitaire, quelle stratégie ? « (…) C’est vrai on a réussi à parler du coût de la vie étudiante et de la hausse des frais d’inscription en pleine affaire DSK et révolte libyenne. Mais à quelques mois de la campagne présidentielle, le sujet de la vie étudiante risque de passer à la trappe. C’est pourquoi,
nous demandons (Fage) des actes de la part du gouvernement avec le gel des hausses des frais d’inscription, le 10e mois de bourse dès septembre (accordé vendredi dernier par Laurent Wauquiez), ainsi qu’une allocation de rentrée étudiante de 400 € pour répondre à l’urgence sociale.
» 

 

La personnalité de la semaine : Fanny Dubot, 22ans et nouvelle secrétaire fédérale des Jeunes Ecologistes


Une rentrée réussie dans le supérieur ? « Une bonne rentrée ce serait d’abord de pouvoir payer l’ensemble des frais d’inscription, de transport et de logement compris sans avoir à se soucier de la question financière ; car on l’oublie trop souvent mais étudier est un droit. Une rentrée réussie,
c’est aussi une rentrée conviviale avec beaucoup de vie associative et des stages obligatoires rémunérés dès la première année pour comprendre le monde de l’entreprise. Enfin, s’épanouir dans une filière universitaire ne doit pas être contradictoire avec les débouchés professionnels.
»

 

L’écogeste : le conteneur recyclé en appartement en réponse à la pénurie de logements étudiants


A chaque rentrée, c’est la même galère qui se répète : où et comment se loger sans se ruiner lorsque l’on est étudiant ? Réponse : dans un « village conteneur » pour 300 €/mois. Partie des Pays-Bas, l’expérimentation du conteneur recyclé en résidence universitaire poursuit sa route en France. Certes, l’isolation doit être améliorée comme au Havre, mais côté convivialité, espace (25 m2), rapidité de construction et coût, y a pas mieux. Est-ce normal de loger des étudiants dans des conteneurs ? Non, mais le concept n’en reste pas moins innovant en pleine crise du foncier. 

 

Photo : Flickr - jlggb

 

Retrouvez la rentrée scolaire sur Durable.com avec notre dossier : Ecole, rythme scolaire, une petite révolution ? 

 

Publié par Christophe Baudouin
le mardi 30 Aout 2011

 



 
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vendredi 2 Septembre 2011 à 11:52 Par le mataf
 

Le grand patronat dit que notre pays à besoin de travailleurs émigrés très qualifies pour son industrie ! je pose les questions suivantes :
Pourquoi embaucher ces gens là alors qu'un grand nombre de jeunes très qualifiés sont sur la touche ?
Pourquoi l'état refuse l'accès aux universités à certains étudiants en rendant celle-ci difficilement accessible financièrement ?
Réponses argumentées !
13'5% de pauvres en France ? hum!!! chiffrage à revoir en forte hausse naturellement ,une honte pour la nation dont nos politiques donnent des leçons au monde ,sans aucunes vergogne .
Mais cela étant dit,cette pauvreté fait que les jeunes issus de certaines couches sociales ne peuvent et ne pourront plus avoir droit à une instruction qualifiante à laquelle ils ont droit .
Attention avec une telle politique DANGER!certains bas instincts de conservation vont inéluctablement ressurgir ;
Quand un peuple à faim cela conduit à des situations extrêmes :ex (la révolution Arabe)

vendredi 2 Septembre 2011 à 09:21 Par Christophe Baudouin
 

@nicolas
précision intéressante de l'Insee (chiffres 2009), la France compte 13,5 % de pauvres, soit 8 millions de personnes... A méditer effectivement

jeudi 1 Septembre 2011 à 10:35 Par le mataf
 

Là du coup tu fais fort , j'aimerais bien te rencontrer ,mais si certains salariés dorment dehors ou presque on ne peut opposer ceux du monde du travail ,à ceux qui sont le devenir de notre pauvre pays .
Tout les jeunes Français ont droit à l'accès aux études supérieures et je le répète l'état à l'impératif devoir de leur venir en aide ,mais sous le régime "sarko" les ouvriers instruits font peur. Tant qu'aux salaries qui crèchent presque dehors ,je compatis mais si ils se battaient avec conviction leurs sort pourrais s'améliorer.
Je ne suis pas mieux que les autres loin sans faut ,mais pour vivre j'ai du souvent changer de boulot et de pays.
L'avenir de toute nation est dans la capacité d'anticiper en formant les jeunes futurs dirigeants venus de toutes les couches sociales de sont pays;
En favorisant les branleurs du 16eme ont paupérise l'instruction et l'on sclérose le savoir "la dictature frappe à notre porte".
Parents (s'il y en a)étudiants faut aller au charbon tout pouvoir à peur du petit peuple .
Attention au repli sur soi , c'est une bombe à retardement

mercredi 31 Aout 2011 à 18:45 Par nicolas
 

je ne dis pas que c'est dur en ce moment pour beaucoup de personnes en raison de cette crise économique et de la dette de la zone euro qui me fait vraiment peur; mais franchement s'apitoyer sur le sort des pauvres étudiants en pleine jeunesse et en pleine santé alors qu'il y a des salariés qui dorment dehors; eh bien oui ça me fait rire!!!

mercredi 31 Aout 2011 à 11:59 Par le mataf
 

Aux étudiants bosseurs ,frais d'inscription gratuit ,transport en communs offert par les grandes surfaces (merci les étudiants)financement des logements pris en en parti par les villes (merci les étudiants);
stages obligatoires rémunérés (trop facile de faire bosser des jeunes "gratos"merci les étudiants).
Avez vous souvent "bouffer"au RU je ne crois pas ou vous avez oublié que la plupart sont "dégueu" et de plus beaucoup d'entre-eux doivent bosser le soir et les WK pour subvenir à leurs besoins ;
Alors petit nico en veilleuse tu n'a pas à la ramener espèce de bourge ratatiné.

mercredi 31 Aout 2011 à 09:10 Par nicolas
 

non mais je rêve, vous avez obtenu le 10e mois de bourse, et là vous vous plaigniez parce que le ticket RU passe à 3,05 €...pathétique

mardi 30 Aout 2011 à 14:16 Par Aurore95
 

@Tom
Paris, Nice et Aix-en-Provence, même combat..;-)

mardi 30 Aout 2011 à 11:15 Par le mataf
 

Sous le régime sarko tout a été fait pour empêcher les enfants d'ouvriers d'accéder aux études supérieures .
Loyer + charges +nourritures+transports+frais (inscription ,matériels pour travailler )argent de poche , tout ça pèse très très lourd sur le budget des parents aux revenus modestes.
Si par chance ils trouvent une piaule pas chère, c'est souvent un taudis louer par des particuliers bourgeois dans un quartier relous loin des transports en communs et des grandes surfaces.
Sans le sacrifice énorme de certains parents beaucoup d'étudiants ne pourrais accéder aux études supérieures.
Que font encore nos politiques? .
Il est vrais qu'ils pensent que les enfants d'ouvriers sont plus cons que les leurs.
Sauf que bien de "ces pauvres hères" sont souvent plus intelligents ,plus courageux que certains de leurs rejetons .
Un ouvrier instruit = un ouvrier qui réfléchi donc un gêneur de plus .
le CROUS na pas assez de moyens humains et techniques pour pour assurer la mission qui lui est confier .
Pour loger tout ces étudiants comme pour les sans logis "méritants" la réquisition des logements vides "spéculatifs"doit être appliquer sans réserve.

mardi 30 Aout 2011 à 10:24 Par Tom
 

A Nice aussi c'est la grosse arnaque pour se loger. Pour un T2, faut débourser en moyenne 721 € et 535 € pour un T1. Un étudiant niçois devra débourser 1199,23 € par mois en frais de vie courante. Dans ces conditions, quand on n'a pas les parents derrière, on est obligé de travailler à côté chez McDO

mardi 30 Aout 2011 à 09:46 Par Georges41
 

Franchement 648 € de loyer moyen pour un T1 à paris contre 391 € pour nantes ou 437 € pour toulouse, c'est juste de l'arnaque pure et simple d'habiter paname ou les grandes villes

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