Un code de la rue qui dépasse le code de la route

 

 

Imaginez des villes presque sans voitures, où chacun irait au travail à pied, à vélo ou en transports en commun. Imaginez des villes où tous les moyens de transport cohabiteraient de manière apaisée, grâce à un « Code de la rue » concerté avec l'ensemble des acteurs. C'est le paris qu'ont lancé de nombreuses associations au Ministère des transports...

 

 

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  • Autos contre vélos


Quand on se retrouve à bicyclette au milieu des pots d'échappements, à risquer de se faire renverser à chaque coin de rue, on se demande si on n'était pas mieux en voiture à polluer au chaud, en sécurité et avec la radio. Car si des modes de transports alternatifs à la voiture se développent de plus en plus, encore faut-il simplifier la vie à leurs usagers. Ceux-ci sont pour le moment tous soumis au Code de la route, créé spécialement pour les automobilistes en 1921. Réduisant la rue à sa fonction de circulation, le code du début du siècle a contribué à la colonisation des villes par les voitures.

 

  • En route vers un Code de la Rue


Cette culture routière, où le puissant et le rapide priment sur le faible et le lent, n'a fait qu'accroître les chiffre de « l'insécurité routière ». A la suite de la Belgique et de la Suisse, de nombreuses associations se sont tournées vers l'État français pour repenser nos aménagements et demander à ce que le Code de la Route soit adapté à un code dit "de la Rue". Celui-ci prendrait en compte les modes de transport actifs, comme la marche à pied, le vélo, les transports en commun, etc.

 

Quatre chantiers prioritaires ont été validés pour servir de base à une évolution de la sécurité routière en France : le principe de prudence du plus fort par rapport au plus faible ; les zones de rencontre, où la vitesse est limitée à 15 ou 20 km/h avec priorité piétonne ; le double sens cyclable, qui autorise les cyclistes à rouler dans les deux sens d'une rue à sens unique pour les voitures, ce qui leur permet d'utiliser des raccourcis, des rues à moindre circulation, etc. ; la priorité au piéton qui manifeste son intention de traverser.

 

  • Ce n'est qu'un début...


Cependant les associations ne souhaitent pas s'arrêter là et ont décidé dernièrement de porter trois propositions supplémentaires auprès du Ministère et Centre d'Etudes sur les Réseaux, Transports, Urbanisme et construction publique (CERTU). Selon Thomas Sedl Bauer, directeur de la Fédération française des Usagers de la bicyclette ( FUBicy ), les associations ont demandé un abaissement généralisé de la vitesse à 30 partout en agglomération et non seulement en « zone de rencontre » ; de généraliser l' autorisation des vélos sur les voies de bus et une proportionnalité des peines. En effet, jusqu'à présent tous les véhicules sont soumis au même code de la route quelque soit leur vitesse et leur dangerosité. "Qu'un vélo ou une voiture grille un feu rouge, la peine est la même : 90 euros d'amende. Nous ne demandons pas à ce que les vélos aient le droit de tout faire, mais qu'on reconnaisse que leurs nuisances sur l'environnement et les risques pour autrui sont inférieures à celles d'une voiture, qu'il n'entraîne pas de pollution sonore".


Publié par Elodie Hercouët
le lundi 1 Mars 2010

 



 
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dimanche 19 Septembre 2010 à 01:43 Par Maison
 

Merci !

mardi 23 Mars 2010 à 22:16 Par jpp
 

Bravo, j'adhère. Nos villes sont encombrées de camions de livraison qui polluent et stationnent en double file. Quel bon temps que celui évoqué par les esquisses et dessins de Livingstone. Que les transporteurs et autres messagerie embauchent. Quel bonheur de voir dans nos rues des files de 150 porteurs ayant chacun 50 kg sur la tête et avançant au pas rythmé d'une mélodie rythmée par les tambours de brousse. Quel plaisir d'aller en vélo démarcher un client à 250 km en ayant tout le loisir de profiter du paysage de notre belle France. Revient temps béni des charriots à boeufs, ouste les voitures, à bas les avions, halte à l'électricité...Imaginez, aller au travail, mettre 5 heures pour arriver, devoir immédiatement repartir et arriver chez soi en ayant cumulé 2 heures sup (à récupérer)! J'adhèèèèèèère

jeudi 4 Mars 2010 à 20:13 Par Cola
 

Un monde où la voiture n'a plus le droit de "Cité", le rêve !

Si ce n'est déjà fait, les grandes agglomérations devraient pouvoir dés aujourd'hui identifier au coeur de leur centre ville un large périmètre réservé à tout mode de transport autre que la voiture (exception faîte aux riverains, livraisons et secours !).
Il est probable que grâce à ces espaces débarassés des nuisances qui accompagne l'usage de l'automobile, nombreux sont ceux qui prendraient vraiment conscience du bienfait de repousser les voitures hors des (centres) ville.

Ce qui encouragerait peut être à étendre progressivement la superficie des zones en question...

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