Contrairement à ce que Nicolas Sarkozy a annoncé, la Commission européenne ne proposera pas de taxe carbone aux frontières de l’Union européenne en juin. Dans une interview donnée à l’agence Reuters, Karel De Gucht, commissaire européen au Commerce international, indique que la Commission s’exprimerait bien sur ce dossier en début d’été prochain, mais rien de plus pour le moment.

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- La Commission européenne n’est pas convaincue
Fin mars 2010, le Gouvernement français a décidé de reporter l’entrée en vigueur de la taxe carbone. La raison invoquée par le Président de la République Nicolas Sarkozy : attendre la mise en place d’une taxe carbone à l’échelle européenne avant la création d’un tel dispositif en France. Il y a deux semaines déjà, la Commission européenne se montrait frileuse en évoquant beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages. D’après le rapport publié à Bruxelles, une telle fiscalité « pourrait non seulement créer des inquiétudes concernant leur compatibilité avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC); mais pourrait aussi mener à des conflits commerciaux et à de possibles mesures de représailles ».
- Karel De Gucht : « je ne suis toujours pas en faveur »
Karel De Gucht, commissaire européen au commerce international, ne cache pas sa réticence : « ma position personnelle était de dire que j'étais contre. Je ne suis toujours pas en faveur (...) D'abord, cela comporte de grands risques de déclencher une guerre commerciale. Ensuite, il est très difficile de l'appliquer. Je ne pense pas que cela soit la solution ». Karel De Gucht a aussi fait référence à la lettre adressée à Jose Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, par Nicolas Sarkozy et son homologue italien Silvio Berlusconi. Dans cette lettre, les dirigeants français et italien pressaient l'UE d'adopter un mécanisme permettant de taxer les importations des pays qui refusent de s'engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
"Je ne pense pas que cela soit la solution"
Faudrais encore en proposer d'autre
Attendre, attendre, toujours attendre, je ne pense pas que cela soit la solution
ah ben tient!!! J'aurai dû le parier!!! La commission doit s'exprimer... et pour dire quoi??? C'était pareil qu'à Copenhague, l'Europe n'est pas prête à parler d'une seule voix pour ce qui concerne l'environnement. Sur pas grand chose en fait...