Standard européen unique pour la voiture électrique

 

 

Les ministres européens de l'Industrie se sont mis d’accord sur le principe d’une stratégie commune de développement de la voiture électrique. Un défi en soi, car les pays européens sont confrontés au manque de standardisation des véhicules et au manque de financements. Ils doivent de plus répondre aux conséquences d'une mobilité électrique sur la consommation et la capacité de production d'électricité de l'UE.

 

 

                             voiture-carte

 

 

 

Une première étape a été franchie la semaine dernière à Saint-Sébastien. Les ministres européens de l’Industrie ont accepté le principe d’une politique européenne commune pour le développement des véhicules électriques, pilotée par la Commission Européenne. Il était temps ! Comme l'a précisé le ministre français de l'Industrie, Christian Estrosi, "d’autres pays comme les Etats-Unis, la Chine et le Japon avancent à toute vitesse avec des investissements importants". D'où la volonté de l'Espagne de promouvoir une approche "conjointe et globale" au niveau européen

 

 

  • Des ambitions coûteuses

 

Présentée comme une chance pour la relance économique et une nécessité écologique face aux changements climatiques, le développement d’une stratégie commune de développement des véhicules électriques nécessitent de sérieux investissements. Mais les ministres ont préféré ne pas trop aborder le problème des aides publiques réclamées par les constructeurs en vue de diminuer le prix d'achat pour le client. Car sans aide, un particulier doit "compter de 35.000 euros de plus" pour l'achat d'une voiture électrique par rapport à un modèle essence ou diesel, a affirmé Odile Desforges, directrice générale adjointe de Renault.

 

 

  • Les assos veillent

 

L'Europe devra aussi répondre aux associations qui s'inquiètent des conséquences sur l'environnement. Car si la voiture électrique est « propre » durant son trajet, son bilan écologique global, qui intègre la totalité de son cycle de vie, depuis sa fabrication jusqu’à son recyclage, est loin d’être neutre. Pour fabriquer les batteries, il faut extraire des matières premières comme le plomb, le nickel ou le lithium, ce qui défigure les paysages et endommage les écosystèmes environnants. Faire rouler des véhicules électriques nécessite aussi de produire davantage d'électricité. "Dans les conditions actuelles, une augmentation des voitures électriques en circulation va probablement entraîner une plus grande production d'électricité dans les centrales nucléaires, à gaz et au charbon, sans forcément réduire la demande d'essence pour les voitures classiques " souligne le rapport commandé par Greenpeace, les Amis de la terre et Transport et environnement.

 

 

  • Débats à suivre…

 

Mais rien n’est encore décidé. La discussion pour une politique européenne dans ce secteur se poursuivra dès le 19 février à Bruxelles a conclu le ministre chargé de l'Industrie, Christian Estrosi. "Cela devra permettre, lors du Conseil formel des 25 et 26 mai prochains, d'arrêter la stratégie européenne pour la mobilité électrique"

 
Retrouvez ici notre dossier spécial sur la voiture électrique.

Publié par Elodie Hercouët
le mardi 16 Février 2010

 



 
Réagissez !
Enregistrer
 
Videos Nos reportages
Articles Les + commentés
 
Newsletter Newsletter
Newsletter !

Une info par semaine !