Sans pantalon pour un coût carbone limité

 

 

L’exhibition pour alerter sur les enjeux environnementaux en Chine. C’est le pari de 20 activistes d’une association engagée pour une économie moins gourmande en coût carbone. Liang Shuxin, l’organisateur de ce happening y croit dur comme fer. Des actions militantes et osées pour la défense de l’environnement. Point de départ de ce rendez-vous sans pantalon : le web et la société civile.

 

                                                                                    

La Grande Muraille de Chine

                        La Grande Muraille de Chine (Crédit photo : Laurent Martiny - Fotolia.com)


 

 

  • Happening dans le métro de Canton


Créer l’événement, faire le buzz ! Non ce n’est pas le discours d’un communicant sur le lancement d’une nouvelle plateforme web 2.0. L’affaire se passe en Chine, dans le métro de Canton mardi 19 janvier. Vingt jeunes hommes et femmes, rencontrés sur le web et via l’ONG américaine Improv Everywhere, décident de faire tomber le pantalon le temps d’un trajet en métro. L’objectif : faire passer le message d’un mode de vie plus faible en termes d’émissions de carbone. La chaîne TV51 couvre l’opération. La provocation va jusqu'au bout, les militants délivrent leurs messages à l’aide d’affiches - slogans « sauver la planète ».  

 

 

  • Les efforts écologiques de la Chine


Selon Liang Shuxin, fabriquer un pantalon revient à émettre 7kg de CO2. Son leitmotiv se résume en un mot : « Chaque citoyen doit s’impliquer ». Pourtant si la Chine est passée devant les Etats-Unis en tant que 1ère puissance émettrice de CO2, des ONG internationales (Greenpeace) encouragent les autorités chinoises à poursuivre leurs efforts en faveur de l’environnement. Et notamment, dans la transformation de son industrie polluante vers un mode de production plus viable. En 2009, la Chine de Hu Jintao serait en passe d’obtenir la plus grande capacité éolienne au monde avec une puissance estimée à 12 GigaWatts.

 

 

  • L’art contemporain et les droits de l'homme en Chine


Le mode d’expression désinvolte et dénudée est peu commun dans la culture des mouvements sociaux en Chine. De surcroît, le contexte de durcissement et de contrôle des libertés publiques en Chine bride les contestations sociales. En matière des droits de l’homme, certains artistes jouent de la subversion pour faire passer des messages contre la censure policière et administrative qui règne en Chine. Ainsi, Ai Weiwei organise en 2003 une exposition provocante intitulée «  Fuck off ». Le co-designer du stade olympique de Pékin revisite et commémore à sa façon le massacre de Tian’anmen ; en posant fièrement sur la place, torse nue et les lettres «  fuck off » inscrites en rouge.    




7 artistes subversifs chinois

 


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Publié par Christophe Baudouin
le mardi 2 Février 2010

 



 
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