Par HEC Paris Mastère Développement Durable - Invité 2 Commentaires - Partager :
En marge des discussions officielles au Bella Center de Copenhague, la société civile tient également son propre sommet sur le réchauffement climatique: le Klimaforum. ONG et mouvements citoyens sont rassemblés du 7 au 18 décembre, en plein cœur de la capitale danoise au DGI-byen, pour débattre des questions sur le climat. Vendredi 11 décembre, les discussions se sont portées sur le droit des réfugiés climatiques. Les pays du Sud, parmi lesquels le Bangladesh, Haïti ou encore le Sénégal, ont pris part à ces rencontres.

Les effets du réchauffement climatique sont déjà visibles dans les pays du Sud, les plus vulnérables face aux catastrophes naturelles. En 1991, 20 000 personnes ont été victimes d’un cyclone à Kutubdia au Bangladesh. A Haïti, ce même phénomène a causé la mort de 4000 civils en 2004 et plus de 1000 en 2007. Les populations et leurs ressources sont les premières victimes de ces catastrophes. Au Bangladesh par exemple, le réchauffement climatique risque de faire disparaitre un tiers du pays. Selon les représentants de Equity and Justice Working Group Bangladesh, 30 millions de personnes pourraient perdre leurs biens et 32% des récoltes du pays pourraient disparaître. La culture et l’histoire de ce pays sont en jeu si le sort de ces réfugiés climatiques n’est pas pris en compte.
Au Klimaforum, l’ensemble des participants à ces débats a plaidé pour l’intégration de la question des réfugiés climatiques dans la convention du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés. Egalement, les intervenants ont demandé la création d’une reconnaissance légale du statut de réfugié climatique. Il s’agirait pour les victimes des catastrophes naturelles, conséquences du réchauffement climatique, de bénéficier de droits sociaux, culturels, politiques et économiques. La société civile présente au Klimaforum estime que ces réfugiés du climat doivent posséder les même droits que les citoyens des pays développés. Mais cette revendication requiert une participation financière de la part de ces mêmes pays.
L’organisation Voice plaide pour la reconnaissance des droits des victimes du changement climatique. Elle a lancé vendredi 11 décembre sa campagne "International Campaign on Climate Refugee Rights". Objectif : la création d’un cadre spécifique distinct de l’aide au développement ou des mécanismes existants pour une véritable reconnaissance des droits des populations touchées.
Les débats au Klimaforum ont pris une teneur politique avec la critique du système capitaliste, jugé responsable du développement à outrance des pays du nord et du réchauffement climatique. Selon Camille Chalmers, membre de la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif, la question de la migration est l’un des problèmes centraux posés par le capitalisme. Elle est la conséquence même du système. M. Chalmers explique que si le libéralisme prône la libre circulation des marchandises et des capitaux, la question de la circulation des populations est mise de côté. Il plaide également en faveur du développement de nouveaux instruments pour créer des relations harmonieuses entre les peuples.
Violaine Berger et Jon Salle pour Durable.com depuis Copenhague
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2 Commentaires |
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bonjour en fin de compte es ce que le sommet a reussi a pose un cadre juridique pour ces nouveaux réfugiers?
Merci pour cet article très intéressant.