Jeudi 27 mai s’est ouvert le procès d’un militant écologiste néo-zélandais au japon. Motif : avoir entravé l a chasse à la baleine d’un navire japonais dans l’Antarctique en février dernier. Le militant risque jusqu'à 15 ans de prison.

Des militants d'extreme droite japonaise se sont présentés à l'entrée du tribunal en brandissant des pancartes « eco terrorist Sea Shepherd get out of the earth - éco terrosites sea Shepherd sortez de la terre » (Crédits : AFP)
- Un défenseur des baleines devant les juges
Peter Bethune, membre de l'association de défense de l'environnement Sea Shepherd, basée aux Etats-Unis. Le militant écologiste néo-zélandais a plaidé coupable pour quatre chefs d'accusation, mais a nié celui de « coups et blessures » : « Je rejette l'accusation de coups et blessures » a déclaré le militant à l’ouverture du procès (AFP).
- Autre accusation à l’encontre du militant
Peter Bethune est également accusé de s'être introduit illégalement, trois jours plus tard, à bord de ce navire, en découpant à l'aide d'un couteau un filet de protection. M. Bethune, 45 ans, voulait ainsi protester contre le naufrage de son trimaran, l'Ady Gil, percuté le 6 janvier par le baleinier.
- Le militant risque 15 ans de prison
Le délit de coups et blessures est passible au Japon de 15 ans de prison et de 500.000 yens d'amende (4.500 euros). Enfin, pour l'entrée illégale sur une propriété privée, Peter Bethune risque trois ans de prison et de 100.000 yens d'amende (900 euros).
- L’extrême droite japonaise monte aux créneaux
« Pendez le terroriste Peter Bethune! » et « détruisons la discrimination des Blancs à l'égard des Japonais! », voila le type de pancartes qu’ont brandi les militants d’extrême droite à l’entrée du tribunal. Shuhei Nishimura, l'un des manifestants a déclaré à l’AFP : « Le laisser en liberté, c'est comme laisser en liberté un chien enragé. Il va sûrement mordre un Japonais dès qu'il va en rencontrer un ».
- La chasse à la baleine : une tradition culturelle ancestrale
Le japon affirme que la chasse à la baleine est une tradition culturelle ancestrale. Le procès, qui s'achèvera lundi et dont le verdict devrait être connu à la fin juin, donne un coup de projecteur à la pêche à la baleine au nom de la « recherche scientifique ». Une pratique tolérée par