Pour ou contre un impôt européen, telle est la question qui est posée à Bruxelles. Une interrogation qui fait débat au sein de la Commission européenne, à l’initiative de cette fiscalité qui aurait pu but d’alimenter les caisses de l’Union européenne. Paris, Londres et Berlin ne sont pas encore convaincus.

Janusz Lewandowski, le commissaire européen au Budget (Crédits : AFP).
- Discorde autour de l’impôt européen
La Commission européenne a proposé une nouvelle fiscalité européenne à l’initiative de Janusz Lewandowski, le commissaire européen au Budget. Le but de celle-ci est d’alimenter les caisses de l’Union européenne. Pourtant cette opération ne convainc pas ni la France, ni la Grande-Bretagne, ni l’Allemagne. Du coté britannique, James Sassoon, le sous-secrétaire d'État rattaché au ministère des Finances a réagi en indiquant que le gouvernement était « opposé à tout impôt direct finançant le budget de l'UE » ( Le Point ).
Du coté français, cette suggestion est « parfaitement inopportune ». Un autre son de cloche prévaut pourtant à Bruxelles, où l’on parle même d’un impôt « plus juste » que celui instauré actuellement. Rappelons que l’impôt actuel est financé par les contributions des Etats-membres et ne taxe pas encore les citoyens.
Les députés européens vivent déjà comme des nababs , voire des satrapes, avec des abus scandaleux : restaurants, hôtels de luxe, dépenses somptuaires. Leur faut-il encore plus de fric pour se goinfrer encore plus ?