Post-it art, faites la guerre au bureau et pas la gueule

 

 

Après la guerre des boutons au cinéma, une autre guerre pacifique a fait parler d'elle cet été à Montreuil, avant de gagner les quartiers d'affaires de La Défense ou encore d’Issy-les-Moulineaux et de Lyon : la guerre des post-it art. Et ils étaient nombreux à rivaliser de créations originales, à l'aide de papiers-autocollants sur les vitres de leurs bureaux. Un ennui au travail ? Même pas, plutôt une façon ludique de créer du lien, d’exister parmi la masse des salariés anonymes dans les immeubles. 

 

Ripostes, surenchères et guerre des post-it art

Post-it war, ça a commencé par un été pourri et par des salariés qui croyaient mordicus aux couleurs gaies, pop et acidulées des post-it art histoire de tuer le temps pendant la trop longue pause déjeuner
(2 heures). Juste un passe-temps, un moment de détente et de création artistique lorsque la météo capricieuse ne permet plus la promenade au bord des lacs de Saint-Mandé. Mario kart, puis Space Invaders, Pac-Man, Simpsons, de drôles de personnages colorés ont commencé à faire leur apparition sur les vitres des bureaux d’Ubisoft de Montreuil. Sans le savoir et bien aidé par la riposte du très sérieux BNP Paribas, ils venaient de lancer la guerre corporate des post-it.

 

Plus fort qu’un team building, moins soporifique que le traditionnel séminaire, le mouvement spontané du post-it art a montré ses pouvoirs d’entre-aide, d’imagination et de compétition interentreprises. Un véritable cas d’école pour les étudiants en communication virale qui a de quoi rendre ringarde la mode du lip dub corporate. Les salariés d’ Ubisoft, de BNP Paribas ou encore de GDF Suez ont montré que malgré la chute des valeurs boursières et du plan anti-déficit budgétaire de François Fillon, le lieu de travail pouvait encore être créateur de lien social. 

 

Post-it art, faites la guerre au bureau pas la gueule 


Thibault Lhuillier, un des colleurs post-it art d’Ubisoft de Montreuil. « C’est incroyable cette guerre des post-it, personne ne s’attendait à un tel buzz. C’est parti d’un mouvement spontané et pas du tout d’une campagne organisée par Ubisoft. Même en rêve notre attachée de presse n’aurait jamais pu obtenir toutes ces retombées presse qui s’enchaînent depuis juillet. La « guerre » s’est calmée depuis avec BNP Paribas, mais ça a eu le mérite de créer du lien, de rencontrer des salariés de l’entreprise que je croisais dans les couloirs sans m’intéresser à leur travail, à ce qui les passionne dans la vie. Ce ne sont plus des anonymes, on se dit bonjour maintenant. »

 

Quelle expérience vous en retenez ? « Je suis fier d’avoir contribué à cette guerre des post-it car ça a permis également de parler en bien de la culture des jeux vidéos. Plus jeune je faisais des jeux de rôle, j’étais passionné par cet univers des jeux vidéos ; donc je suis ravi que cette culture ait été autant partagée cet été. Après je dirais que c’est un mouvement éphémère. Les créations de post-it perdent de leur couleur sous les effets du soleil, soit vous renouvelez les créations, soit vous les rangez dans des cartons en attendant la prochaine offensive des post-it. Peut-être que l’été prochain, ce sera la guerre des trombones (rires) ? »

 

La personnalité de la semaine : le même Thibault Thuillier, mais en plus enthousiaste encore…

Post-it war en terme de communication c’est… « un facilitateur de communication entre salariés, un peu à l’image du team building qui est très en vogue dans les grands groupes pour (re)créer du collectif,
du lien, mais en nettement plus fun lorsque vous vous amusez avec des personnages de BD et de jeux vidéos qui ont marqué votre enfance. Notre direction à Ubisoft Montreuil l’a bien compris et ne nous a pas sanctionnés. Déjà parce que le collage des post-it se déroulait en-dehors des heures de travail.
Et puis nous sommes une société de jeux vidéos, on était donc en plein dans le sujet. »   

 

L’écogeste : surtout n’oubliez pas de recycler les post-it et bien plus encore, canapés, frigos, sur co-recyclage.com

« Je donne, tu récupères, tu donnes, je récupère, nous co-recyclons », voici le nouveau Bescherelle écolo version co-recyclage.com. Un site web pour une idée de recyclage basée sur l’échange et qui a germé au printemps dernier grâce à la main verte d’un certain Thomas Duclos Chanteaud. Le don éco-responsable se passe donc sur la toile et à côté de chez soi pour les acquéreurs; en deux mots, le principe consiste à donner vos objets inutiles et encombrants au lieu de les accumuler sans savoir trop quoi en faire ou de les jeter stupidement. De la récupération intelligente pour 5479 objets proposés sur le site et 3863 objets donnés ou réservés. 


Photo : Flickr - Julie Morin

Publié par Christophe Baudouin
le mardi 27 Septembre 2011

 



 
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jeudi 5 Juillet 2012 à 17:40 Par 3D
 

Dommage que cet été on ne parle plus que du nouveau psychodrame chez les Bleus ou de la rigueur à la Hollande... Ça nous avait fait du bien cette petite battle inter-entreprise à la Défense

jeudi 29 Mars 2012 à 12:30 Par eivlysbis@netcourrier.com
 

il faut que cet indien se mette en contact avec piaggio ou bollore pour ses triporteurs solaire on peu et faire des triporteurs utilitaires aussi pour les ouvriers à l heuer ou le prix de l essence est a 2 euro le litre en 1975 ou 1977 beacoup de gens allait au travail en velo et en mobylette et cela ne coutatit pas cher j avais un solex et je faisais puget sur argens st raphael tt les jours pendant 4 ans sans problemes , il y a plein de residences ou on pourrait mette une biorne solaire sur la place peincipale avec des tuk tuk solaire empruntables loable achetebles ou avec chauffeur des utilitaires et des transporteteuirs petites courses et petits deplacements locaux

mercredi 28 Septembre 2011 à 23:13 Par Nico
 

Ne serait pas étonné de voir des spots de pub cette année autour des post-it et de du marketing virale....

mardi 27 Septembre 2011 à 21:41 Par Lumiere
 

ça rend la vie au taf plus agréable, mais je doute que la guerre des post-it dure toute l'année. Les big boss de BNP Paribas, Société Générale ou GDF Suez n'ont pas la réputation d'être des baba cool...

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