Pédibus : un kilomètre à pied

 

Le pédibus, vous connaissez ? Certainement, car le principe a fait son chemin en France depuis son apparition dans les années 2000. Comme son nom l'indique, le pédibus n'est rien d'autre qu'un système de ramassage scolaire à pied, apparu au Danemark à la fin des années 1970.  

 

Un kilomètre à pied...

 

Des accompagnateurs bénévoles escortent les jeunes élèves des arrêts prédéfinis, signalisés par des panneaux, aux établissements scolaires. Parents, retraités… ils sont nombreux chaque matin à parcourir à tour de rôle, en fonction de leurs disponibilités, les quelques centaines de mètres du chemin de l'école. Chacun porte son petit gilet jaune pour davantage de sécurité et marche plus ou moins gaiement vers l'école, sur un trajet de quinze à vingt minutes au maximum.

 

La mise en place d'un tel système nécessite des études préalables pour définir quels sont les besoins : trajets les plus empruntés, zones à desservir, emplacement des arrêts de pédibus. Un travail préparatoire à ne pas prendre à la légère. Il fait l'objet d'accords entre les établissements scolaires, les administrations locales et les parents.

 

Ah le pédibus ! Rien de révolutionnaire dans l'idée me direz-vous, si ce n'est qu'il fallait y penser. En effet, à l'heure où le tout-voiture gagne du terrain, y compris lorsque une offre de transports en commun existe, faire ne serait-ce que le plus petit trajet à pied prend des airs d'acte militant.

 

Et pourtant, le pédibus offre bien des avantages : outre l'exercice physique quotidien, à l'heure où on nous apprend que manger implique bouger, le pédibus permet de créer du lien social entre les bénévoles. Mais aussi de désengorger les rues aux abords des écoles, souvent bondées aux alentours de 8h-8h30 du matin, et donc de les sécuriser.  Autre bon point, moins de voitures = moins de pollution. Et de futurs éco-citoyens sensibilisés dés leur plus jeune âge et par la pratique à un mode de vie moins dispendieux en énergie. D'autant que le pédibus n'est qu'un premier pas vers un réflexe qui doit se généraliser : limiter l'usage de la voiture aux cas d'extrême nécessité, et privilégier les modes de circulation douce, dés que c'est possible.

 

Les chiffres sont éloquents : près d'un enfant sur deux va à l'école en voiture. Ce qui donne une idée de la marge de progression dont dispose le pédibus dans les zones urbaines. De nombreuses communes en France l'ont déjà adopté ou sont en phase de négociation pour établir un réseau. A Lyon par exemple, où le pédibus s'est particulièrement bien implanté, le réseau compte 142 lignes desservant 73 écoles dans 37 communes. Elles sont empruntées quotidiennement par 2000 élèves. Et combien de voitures en moins dans les rues aux abords des écoles !


Le mot de la fin ? On prend le même principe et on le décline à l'infini dans la gamme des modes de circulation douce: dans la même veine que le pédibus, le vélobus a fait son apparition. Nous vous laissons vous en remettre une nouvelle fois à l'étymologie pour en deviner le sens.

 

Mais une chose est sûre, à pied ou à bicyclette, la vie et la ville sont plus belles.

Publié par Isabelle Tissot
le mardi 18 Octobre 2011 à 13:00

 



 
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