Paris s'attaque aux immeubles énergivores

 

 

Immeuble Parisien Paris s’équipe d’une carte thermographique pour lutter contre les déperditions d’énergie. L’outil a été présenté par Denis Baupin (Verts), adjoint au maire chargé de l’environnement, lors des dernières journées parisiennes énergie et climat. Cette carte comporte actuellement 500 bâtiments parisiens. Courant 2010, les habitants de la capitale pourront retrouver l’équivalent de leurs immeubles sur un site internet mis à leur disposition.

 

L’objectif de la carte est que propriétaires comme locataires prennent conscience de l'impact de leur logement sur l'environnement. Un enjeu important car, à l’échelle nationale, les secteurs du bâtiment et du logement représentent à eux seuls 42,4% de l’énergie finale consommée chaque année.

 

Pour réaliser la carte thermographique, toitures et façades ont été photographiées depuis le sol et les airs à l’aide d’une caméra infrarouge. Le résultat est un cliché coloré : le rouge indique un point de chaleur et par conséquent une perte d’énergie vers l’extérieur du bâtiment ; le bleu révèle, lui, une bonne isolation et conservation de la chaleur à l’intérieur.

 

  • Un outil concrêt pour réduire les gaspillages énergétiques

 

Monsieur Baupin estime que la consommation énergétique des 100 000 immeubles parisiens représente la production de quatre centrales nucléaires. Mais " 80% du parc immobilier parisien date d’avant les premières réglementations thermiques ", a-t-il précisé.

 

A six petites semaines de la Conférence de Copenhague, cette carte thermographique représente donc un outil concret d’identification des immeubles les plus énergivores. Mais attention, " cette photographie ne remplace pas un diagnostic thermique ", a souligné Denis Baupin. Elle permet seulement de " tirer des préconisations générales ". Les parisiens pourront par la suite et s’ils le souhaitent, entreprendre des travaux d’isolation pour réduire leurs consommations d’énergie.

 

  • "Contribution au partage de l’économie des charges"


Une mesure « logement durable » qui s'accompagne de l'annonce faite aujourd'hui, en conférence de presse, par le Ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, à propos du financement des travaux d’économie d’énergie.


Les propriétaires pourront demander à leurs locataires de participer volontairement aux frais engagés. La "contribution au partage de l’économie des charges", inscrite sur la quittance de loyé, a été évaluée à 10 euros par mois pour un logement d'une pièce, 15 euros pour deux ou trois pièces et 20 euros pour quatre pièces et plus. Elle sera limitée à 15 ans et mise en place à la fin de la réalisation des travaux.


Autre mesure en cours d’étude : un bonus financier pourrait être accordé aux nouveaux propriétaires s’ils ont fait l’acquisition d’un logement ancien performant d’un point de vue énergétique. Ce bonus s’appliquerait sur le montant des frais de notaire, nécessaires lors d’une négociation de prêt auprès d’un établissement bancaire.

 

 

Delphine / Durable.com (avec AFP)

 

 

  • L’info en plus : le diagnostique immobilier de performance énergétique (DPE)

 

Le DPE a été instauré en novembre 2006 par Jean-Louis Borloo, alors Ministre du Logement. Ce diagnostique a pour objectif de dresser un bilan énergétique d’un bien immobilier.

 

Il est destiné aux futurs propriétaires ou simples locataires qui souhaitent s’informer sur la consommation énergétique et le taux d’émission de gaz à effet de serre du logement concerné.

 

Selon la loi, chaque vente ou contrat de location (depuis juillet 2007) doit contenir en annexe ce diagnostique, réalisé par un professionnel certifié. Ce document n’a cependant qu’une valeur informative.

 

Publié par Delphine Rigaud
le mercredi 28 Octobre 2009

 



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jeudi 11 Février 2010 à 14:18 Par DOMI
 

C'est une excellente chose mais est-il possible de consulter cette carte?

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