Paris Plages, le retour du sable fin rive droite

 

 

C’est gratuit, enfin presque. Paris Plages prend ses quartiers d’été (d’automne ?) voie Georges-Pompidou et au bassin de La Villette. Clou de la 10e édition : une grande plage de 5000 tonnes de sable fin (presque) comme si vous y étiez. C’est donc reparti pour un mois de squat grandeur nature sur les berges de la Seine. Certains parlent d’un rendez-vous déjà ancré dans les mœurs. Mais au fait, quel est le bilan carbone de Paris Plages ? 

 

Paris Plages

 

C’est la 10e édition. Alors Paris Plages marque le coup : 1 km de station balnéaire pour 6000 tonnes de sable. Fidèle partenaire, Lafarge est également de la fête. Six barges de sables fins ont remonté la Seine pour une scénographie plus ambitieuse. Place donc à la grande plage de 5000 tonnes de sables. Une folie des grandeurs qui pourrait bien ravir les critiques sur le bilan carbone de l’opération. Que nenni. L’économie est de 250 camions grâce à ces convois par voie fluviale pour trois fois moins de CO2. Ah le transport écologique… c’est Bertrand Delanoë qui doit être content.  

 

Quelques chiffres pour y voir plus clair. Rappelons-le, Paris Plages ce sont : 95 arbres et palmiers, 1460 pièces de mobilier dont 280 parasols, 250 chaises longues, 200 matelas et surtout trois fois plus de sable cette année. Lille, Bordeaux, Tokyo, New York, Rome, les villes s’inspirent de ce rendez-vous estival et urbain. Mais Paris s’enorgueillit d’être l’une des rares capitales à couper un axe routier pour avoir son bout de plage. Symbole politique donc. Mais il y a un hic. Toujours pas de bilan carbone pour Paris Plages. Dommage. Le Centre International de Deauville, lui, s’y colle depuis un an et demi. 

 

 

Paris Plages, vu par Stéphane Chave


Rien ne se perd, tout se transforme. Voilà la devise de Stéphane Chave, responsable des événements de la Ville de Paris. « Paris Plages est éco-responsable au maximum de ce qu’il peut être. Transats, cabines, parasols, planchers de bois, bacs à sable, sont un investissement durable. 90% du matériel est stocké par les services de la Ville de Paris. Tout est réutilisé pour les éditions suivantes, sinon ça coûterait une fortune de passer par des sous-traitants pour louer ou stocker du matériel. » Bref, une économie de moyens pour un événement qui aspire à durer dans le temps. 

 

Le business plan ? « C’est une opération non lucrative. Paris Plages bénéficie surtout des retombées de presse très importantes. On a une couverture médiatique phénoménale. Par exemple, les Chinois, les Japonais couvrent l’ouverture quasi en direct. Chaque année, vous avez environ 300 000 touristes qui visitent Paris Plages via un tour opérateur. Impossible d’organiser un tel événement sans nos partenaires qui apportent dans la balance 1 million d’euros pour un coût total de 2 millions et demi. Sur les 4 à 5 millions de visiteurs, l’opération revient à 50 centimes d’euros par personne. »

 

La personnalité de la semaine : Deedee, jeune blogueuse « amoureuse, surkiffeuse, attachante et peut-être même un peu chiante ». 

 

Adepte de Paris Plages ? « Je salue cette initiative, mais je ne suis définitivement pas cliente ! Si vous avez déjà mis un orteil sur les "plages" des quais de Seine, vous comprendrez aisément que l'endroit n'est pas synonyme de quiétude. Et puis, j'avoue ne pas comprendre ces transats étalés au vu et au su de tous : se faire dorer par le soleil à Paris est une idée certes séduisante, mais à Paris Plages, cela s'apparente à une sorte de cirque. Le quidam est là, allongé sur un transat en rangs d'oignons avec ses homologues. Devant lui, coule la Seine... mais aussi et surtout une horde de passants qui "matent" à qui mieux mieux ! » 

 

L’écogeste : de Paris Plages à Rio, osez la ballade en espadrilles Maurice & Moi

 

Badauds, parisiens, touristes, cet été la ballade des gens heureux se fera en espadrilles 100 % éco-solidaires. Maurice & Moi revisite le savoir-faire de l’espadrille made in Mauléon (Pays-Basque); considéré comme la capitale de l’espadrille. Production artisanale, achats sur le web et produits naturels, voilà pour la marque de fabrique de ces chaussures cousues à la main. Ah oui, j’oubliais l’entrepreneuriat social. A chaque paire d’espadrille vendue, une partie des bénéfices est reversée pour financer des projets de microcrédit au Bénin, au Cambodge, au Nicaragua, en France ou encore aux Philippines. Des espadrilles salutaires ! 

 

Photo : Flickr - Philippe Leroyer


La plage vous manque ? Retrouvez notre article Tourisme responsable, suivez le guide


Publié par Christophe Baudouin
le mardi 26 Juillet 2011

 



 
Réagissez !
Enregistrer
 
lundi 12 Septembre 2011 à 17:42 Par le mataf
 

Tous des gogos gadget
Pourvu que l'ont nous installe pas d'une tour en fer et d'un arc de laideur sur toutes les plages

lundi 15 Aout 2011 à 15:04 Par L'escargot qui s'en tape le coquillard !
 

Bravo Bertrand, tout le monde parle de Paris dans la presse ? Est-ce nouveau ? Non et oui ! Alors non ou oui ? Ce qui est nouveau, c'est la durée de ton mandat à la mairie de Paris du côté du PS !

samedi 30 Juillet 2011 à 21:31 Par mamie
 

et alors, du sable des jeux, des activites, des aires de repos pour les gens presents a paris, des petites buvettes sympathiques, des endroits pour se restaurer comme en vacances , des gens qui ont l air decontracte
et pourquoi pas des vacances pour ceux qui ne peuvent pas partir, et pas seulement!
MERCI que ca dure que du bonheur !

mercredi 27 Juillet 2011 à 14:27 Par Georges41
 

A Paris Plages en tou cas, des militants du comité national CGT "des privés d'emploi et précaires" en profitent pour demander un droit de vacances et d'accès aux loisirs pour les chômeurs et travailleurs précaires... c'est bien ce je disais Paris Plages c'est avant tou une tribune politique

mardi 26 Juillet 2011 à 22:52 Par aurore95
 

Paris, Paris, Paris... mais y a aussi Argenteuil qui a sa plage et en + qui s'engage à maîtriser la consommation de l'eau pour les jeux de plage, collecte & tri sélectif, décor réutilisable et projecteurs basse consommation

mardi 26 Juillet 2011 à 12:24 Par Lumiere
 

sur 200 km, un convoi de 4000 tonnes, ça représente 33 tonnes de CO2 de moins que le transport routier. Oui, on peut être pour le transport fluvial, et ne pas pas être un fervent partisan de Delanoë

mardi 26 Juillet 2011 à 11:24 Par parapluie de paris
 

Je me trompe où paris plages ça tombe à chaque fois quand le temps tombe à l'eau ...? A moins que l'été à Paris rime avec été pourri. Perso, je penche pour cette théorie

mardi 26 Juillet 2011 à 10:33 Par Coloc'
 

Du sable fin, doux, naturel, une vraie finesse des gains qui viennent de Normandie pour paris plages... et sinon ça intéresse quelqu'un les gens qui galèrent à se loger dans la capitale l'été ? Merci de répondre...

mardi 26 Juillet 2011 à 08:45 Par Georges41
 

Et pourquoi on ne demande pas aux automobilistes si la 10e édition est une réussite ? Paris plages c'est de la com' politique, point final. On ne va pas quand même pas me dire que le sable sur les berges c'est pour répondre aux Français qui partent pas en vacances l'été...

Videos Nos reportages
Articles Les + commentés
 
Newsletter Newsletter
Newsletter !

Une info par semaine !