Navettes fluviales : un développement progressif

 
Prendre le bateau plutôt que le métro ou le tram pour traverser la ville, telle est l’idée explorée par plusieurs métropoles depuis quelques années. Ces expérimentations ne se font toutefois pas sans heurts, interruptions, et ajustements pour trouver un compromis entre les nombreuses contraintes que suppose le succès de ce mode de transport : un prix abordable proche du ticket de bus habituel, une fréquence suffisante, un trajet en lien avec les autres infrastructures de transport pour favoriser l’intermodalité.

                         

Avec son Navibus lancé dès 2005, Nantes est ainsi l’une des premières villes de France à avoir lancé une navette fluviale permettant de longer l’Erdre, de la gare Sud aux facultés. L’expérience s’est toutefois arrêtée en 2009 : la navette était surtout empruntée dans une optique touristique de promenade plutôt que comme un moyen de transport. La ville de Nantes s’est donc concentrée sur deux lignes de Navibus permettant simplement de traverser la Loire et l’Erdre en quelques minutes, avec une fréquence plus importante.

                    

A Paris, le développement de Voguéo, mis en service à l’été 2008, nécessite également quelques ajustements. La circulation de la navette entre la gare d’Austerlitz et l’école vétérinaire de Maisons-Alfort a ainsi été interrompue depuis juin 2011, n’ayant pas trouvé son public. Avec un taux de remplissage n’excédant pas les 10%, l’objectif de transport urbain entre domicile et travail qui lui était assigné pour désengorger le métro n’a pas été rempli malgré un prix abordable : la navette était surtout empruntée les week-ends, en milieu d’après-midi… et par beau temps. Une concertation a été lancée en janvier dernier pour préparer la création de trois nouvelles lignes, de Vitry-sur-Seine aux Invalides, de la Tour Eiffel à Austerlitz, et de Suresnes au Musée d’Orsay, avec de nombreuses escales et une importante fréquence.

                              

A Lyon, le Vaporetto qui relie la Presqu’île, cœur historique de la ville, au nouveau quartier de La Confluence a été inauguré au début du mois d’avril. La particularité de cette navette est son caractère écologique : le bateau qui assure la liaison est un modèle hybride fonctionnant avec deux moteurs électriques à propulsion, ce qui permet des économies de gazole d’environ 40%. 

                                      

Bordeaux n’est pas en reste en la matière et prévoit l’ouverture d’une liaison sur la Garonne fin novembre 2012 avec… un catamaran électrique : le « Greenboat Cat », ou « bateau vert catamaran » à propulsion hydrique équipé de moteurs électriques. 

                                   

Publié par Marion Gautier
le vendredi 18 Mai 2012

 



 
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