Marion Cotillard, écolo réglo ou pipeau ?

 
 

La vague verte qui sévit à Hollywood a déjà conquis de nombreuses stars, ralliées, tout du moins en apparence, à la cause de la protection de l’environnement et du développement durable. Marion Cotillard, l’une des stars françaises qui s’exporte le mieux à l’étranger, aurait-elle été touchée par cette ferveur écologique superficielle, en vogue chez nos amis les people ? Eh bien non, l’actrice figure depuis bien longtemps au rang des passionarias du respect de la planète , une conscience écologique née précocement.


Marion Cotillard


 

Née le 30 septembre 1975, Marion Cotillard   grandit dans le Loiret, où ses grands-parents sont maraîchers. Ses parents, écolos avant l’heure, l’élèvent dans l’idée que « trier les ordures, ne pas laisser couler l’eau pour rien, c’était aussi normal que dire bonjour ou merci. »

Dés son installation à Paris, choquée du mode de vie des citadins, elle s’inquiète de l’impact de notre mode de vie sur cette terre nourricière qui l’a vue grandir : au premier rang de ses préoccupations, la qualité de l’eau potable, les sacs plastiques, ou encore les emballages, sans cesse plus complexes à concevoir … et à recycler ! Révoltée, elle se renseigne et tire de ses lectures une foule de principes qu’elle applique au quotidien. Du tri des déchets aux produits de beauté « durables » en passant par les aliments bio, la mode équitable, ou encore les économies d’énergie, la belle tente d’appliquer au mieux le concept du petit geste par tous et pour tous.



Loin de se contenter de déclarations vaines et d’action symboliques, contredites par le premier papier jeté par terre, Marion Cotillard est donc à mille lieues du mode de vie dispendieux de beaucoup de stars hollywoodiennes !

La rumeur prétend qu’en 2004, une grande marque de luxe avait voulu en faire l’égérie d’un de ses parfums. Niet, a répondu Marion, pour qui il était inconcevable de collaborer avec une entreprise utilisant des produits nocifs pour l’environnement.


 

Qui plus est, elle s’engage sur le terrain, comme le prouve sa collaboration avec Greenpeace, dont les prémisses remontent à 2001. L’actrice souhaitait alors faire un pas de plus dans sa conscience écologique et passer à l’acte. Des propres mots de Pascal Husting, directeur de Greenpeace France, c’était une période où « défendre l’environnement pouvait sembler beaucoup moins glamour qu’aujourd’hui ». Tout l’inverse d’un engagement de circonstances ! L’O.N.G. loue « sa capacité à se rebeller, son engagement sincère et indépendant des modes, son courage et son franc-parler, son inébranlable volonté d’agir. »



Car c’est bien de terrain qu’il s’agit ! Pour illustration la plus récente, son expédition d’une semaine dans les forêts congolaises l’année dernière, où celle qui a été nommée en 2003 « Gardienne des forêts anciennes » par Greenpeace, a constaté le pillage des bois exotiques à destination des pays développés et l’exploitation, dans des conditions indescriptibles, des populations locales. Sept vidéos sur place et autant de preuves pour la belle révoltée de l’impact de nos modes de vie sur notre planète et autrui. Autre initiative pour les forêts qu’elle chérit, le rachat d’une parcelle en Amazonie, sur laquelle l’actrice a fait planter 150 arbres.


 

Consciente qu’elle doit transmettre sa sensibilité écologique pour optimiser son combat, Marion Cotillard se fait également pédagogue le temps d’une visite au collège Valmy à Paris en 2010, où, accompagnant la navigatrice Maud Fontenoy, elle sensibilise les jeunes à la protection des océans.


 

Et, rare incursion de l’artiste en politique, elle est cosignataire d’une lettre ouverte écrite en avril 2008 au premier ministre François Fillon et aux sénateurs et parue dans les pages de Libération à l’heure où la loi sur les OGM était votée : écœurée de la « politique politicienne, elle réclame, aux côtés de nombreuses personnalités et des associations écologistes « la liberté de produire et de consommer sans OGM » et la survie « des filières de qualité qui ont fait la renommée de notre agriculture. »



Elle   participe avec cinquante artiste à la reprise de la chanson « Beds are burning » du groupe Midnight Oil, à la veille du Sommet de Copenhague pour appeler les dirigeants de tous les pays à un accord pour le bien de notre environnement. En vain !



On lui reprochera, comme à Sting, d’avoir malgré tout une empreinte non négligeable sur notre écosystème en raison de ses nombreux trajets en avion. Un mal inévitable, qu’elle tente de compenser par ses actions au quotidien.


 

Mais Marion Cotillard trouve le moyen de conjuguer sa carrière d’actrice et ses convictions. Dans un documentaire écrit par Cyril Dion de l’association Colibris Mouvement pour la Terre et l’Humanisme intitulé Une (R)évolution, elle prête sa voix au récit des années 2010 vécues comme un possible tournant vert pour un meilleur futur à l’horizon 2050. Le film est en cours de tournage, à voir dans les salles obscures début 2012 !



Publié par Isabelle Tissot
le vendredi 29 Juillet 2011

 



 
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lundi 15 Aout 2011 à 11:23 Par L'escargot qui s'en tape le coquillard !
 

Bravo la môme ! Concquérir the States...Waow, trop forte ! Bien le geste écologiste ! Et le trajet States...ect...France, tu le fais à la nage ?
Allez sans rancune.

vendredi 29 Juillet 2011 à 12:19 Par Rigolata
 

Écolo alors, pas pipeau... Et puis elle est bien obligée de prendre l'avion !

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