Par Elodie Hercouët - Rédacteur Durable 5 Commentaires - Partager :

Recyclable à 98% (selon l'entreprise de recyclage Recupyl), le lithium est à la base des technologies en développement. Moins toxique, plus mou et plus léger que le plomb et nickel, il stocke aussi plus d'énergie. Composant essentiel des batteries de téléphones portables, ordinateurs mais aussi voitures électriques et nouvelles technologies nucléaires, le métal blanc fait face à une demande croissante de 25% par an.
Ainsi, le prix de la tonne de lithium est passé de 300 $ à 3 000 $ entre 2003 et 2008. Aujourd’hui les principaux producteurs sont le Chili, (39,3 % de la production mondiale), la Chine (13,3 %) et l’Argentine (9,8 %). Mais la Chine ne prévoit pas d'exporter le lithium qu'elle extrait au Tibet. Tous les investisseurs se tournent alors vers l'Amérique Latine qui concentre 70% des ressources mondiales, particulièrement en Bolivie qui en possède près de 40% dans le désert de sel d'Uyuni, ce qui en fait le plus gros gisement de Lithium au monde.
« Si l'État avait l'argent, il l'investirait. Si l'État ne l'a pas, il va devoir chercher des investisseurs ». Evo Morales n'a pas eu à chercher longtemps, ils se bousculent déjà. Pourtant, l’Etat bolivien leur demanderait un investissement de 545 millions d’euros pour construire les structures nécessaires à l’exploitation, au transport et à l' exportation de ce métal, voire la fabrication de batteries sur place. Mais cela n'impressionne pas les quelques grands industriels comme Bolloré, Sumitomo, Mitsubishi, LG et Vale, engagés dans la « Guerre du lithium bolivien ».
Pour les 10 millions de Boliviens, dont plus de la moitié vit sous le seuil de pauvreté, l'avenir du lithium est donc crucial. Conscient de l'or que son pays a entre les mains, Evo Morales a nationalisé en janvier 2009 ses ressources naturelles par voie constitutionnelle. Celles-ci sont dorénavant considérées comme « propriété du peuple bolivien » et administrées « en fonction de l'intérêt collectif ». Pour le président bolivien, « c ette activité doit servir l'industrialisation du pays. Il faut que se développe autour de l'extraction du lithium une vraie filière industrielle de construction de batteries et de voitures électriques. » C'est ainsi que sous nos yeux nait un bloc près à contrer l’ingérence des Etats-Unis dans les systèmes politiques et économiques des pays sud américains.

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5 Commentaires |
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je suis trés ravie de faire connaissance avec se monde ou je veux aprendre plus
ce serait intéressant que les états et les élus imposent une redistribution des richesses naturelles vers l'éducation et la santé des populations locales
ça fait vraiment mal d'entendre dire que l'électricité est une énergie propre.Certes elle ne produit pas de CO2 mais "seulement" des déchets radioactifs pendant tellement d'années que quinconque de sérieux ne peut même pas les calculer.Ce gisement de lithium en Bolivie va encore être une bonne occasion pour les grands groupes les plus pollueurs de piller le tiers monde au profit des pays développés et donc qui polluent le plus.
C'est vrai que Lithium n'est pas vraiment un produit vert. On est conscience de la protection d'environnement, or c'est quasiment impossible de vivre dans un monde qu'il y a 500 ans, c'est très difficile d'abandonner complètement certains moyens, soit pour une raison de confort, soit de nécessité.
Donc, on parle plutôt de comment pollue moins.
Interessee par ce sujet, attends plus d'infos
Merci pour cet article !