A cinq mois de la conférence sur le climat de Cancun, les négociations sont entrées dans leur dernière phase de préparation à Bonn en Allemagne. Contrairement aux discussions du mois de juin, les participants ont décidé de fonctionner de manière plus méthodique cette fois-ci. Autrement dit, travailler sur deux champs d’actions de lutte contre le changement climatique : sur le long terme (le futur grand accord attendu et non signé à Copenhague ) et par rapport aux engagements du protocole de Kyoto.

Christiana Figueres, la nouvelle responsable climat de l'ONU, a livré le 22 juillet derniers ses espérances en vue de la Conférence de Bonn en Allemagne (Crédits : AFP)
- Changement de méthode pour les négociations de Bonn
Le coup d’envoi de la dernière phase de négociations sur le climat est lancé. Du 2 au 6 août, les négociateurs des nations engagées dans ces discussions se retrouvent une nouvelle fois à Bonn du 2 au 6 août. Un troisième cycle de négociations qui mise sur une nouvelle méthode.
Cette fois-ci, les parties s’attaquent à trouver des solutions pour lutter contre le changement climatique à long terme, ce qui implique l’ensemble des pays. Deuxième objectif, faire en sorte que les 37 pays signataires du protocole de Kyoto (les nations développées à l’exception des Etats-Unis) tiennent leurs engagements de réduction de GES d’ici à 2012.
- Des négociations capitales avant la conférence de Cancún
L’enjeu des négociations est capital pour l’avancement des discussions en vue de la conférence de Cancún à Mexico. La conférence de Copenhague en décembre dernier a laissé un goût amer avec ses accords a minima. Mais pour mener à bien ces discussions, il est nécessaire que les 37 pays qui ont ratifié le protocole de Kyoto tiennent leurs engagements.
Le gouvernement Obama est de son coté confiant quant à sa promesse de réduction de GES d’ici 2012. En effet Jonathan Pershing, le délégué américain a assuré à l’ouverture de la conférence de Bonn que les USA étaient déterminés à tenir leur engagement de baisser de 17% leur empreinte carbone par rapport à 2005. Cette déclaration pleine d’ambition est pourtant à relativiser, lorsque l’on rappelle le recul du Sénat américain face à une législation nationale ambitieuse qui visait à réduire sensiblement l’empreinte carbone du pays.