Les femmes de Copenhague

Ces femmes qui défendent le climat avec leur coeur

 

Un mois avant le début des négociations, le site de COP15 publiait un article fondé sur un rapport du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) selon lequel les femmes des pays pauvres étaient les populations les plus fragilisées face au réchauffement climatique. Aujourd’hui, on constate que la cause des pays pauvres est défendue avec vigueur par un certains nombre de femmes comme Leah Wickham (étudiante des Iles Fidji), Dessima Williams (Présidente de l'AOSIS) ou encore Ashwini Prabha (WWF). Décryptage.


  • Les femmes des pays pauvres les plus touchées par le réchauffement climatique


Le rapport sur l’état de la population mondiale 2009 du UNFPA confirme un fait qui n’est pas nouveau : les populations des pays pauvres sont les plus vulnérables face au changement climatique car plus exposées à la montée du niveau de la mer, aux tornades, aux tempêtes et car elles voient déjà un impact du changement climatique sur leurs cultures. Or la majorité des 1,5 milliard de personnes qui vivent avec moins de 1$ par jour sont des femmes. « Les femmes des pays pauvres figurent parmi les populations les plus touchées par le changement climatique, alors qu’elles sont sans doute celles qui y contribuent le moins », explique Thoraya Ahmed Obaid, directeur exécutif du UNFPA. Dans un commentaire du rapport, Thoraya Ahmed Obaid engageait donc les délégations présentes à Copenhague à prendre en compte la situation des femmes des pays en développement et à comprendre qu’au lieu d’être des victimes impuissantes celles-ci pourraient être impliquées dans la lutte contre le changement climatique.


  • Les femmes qui défendent le climat à Copenhague

 

Si la question de la vulnérabilité des femmes dans les pays pauvres ne semble pas avoir été beaucoup abordée durant les négociations, on constate en revanche que ce sont en grande partie des femmes qui prennent la parole au sujet des pays les plus vulnérables au changement climatique. Et elles le font avec émotion, engagement et vigueur, nous faisant ainsi prendre conscience que pour certains le changement climatique n’est pas un concept abstrait ou dont on puisse douter.

 


Ainsi Leah Wickham, jeune femme de 24 ans des Iles Fidji, prenait la parole avec émotion le jour de l’ouverture des négociations au nom des 10 millions de signataires de la pétition de Tcktcktck. C’est avec des sanglots dans la voix qu’elle explique que sa culture et son pays sont menacés si la Conférence n’aboutit pas à un rapport juste, ambitieux et légalement contraignant :

                                  


Quelques jours plus tard, Ashwini Prabha, du WWF, créait l’événement et prenait la parole face à la presse pour défendre la limite de hausse de la température moyenne terrestre à 1,5°C sous peine de risquer la disparition de l’archipel de Tuvalu.

                                    


Encore plus récemment, Dessima Williams, présidente de l'AOSIS s’exprimait pour défendre la proposition d’accord rédigée par la coalition des 43 petits Etats insulaires et soutenue par 100 autres pays pour limiter l’augmentation du climat à 1,5°C.

 

                                     


Sans parler de Connie Hedegaard, Présidente de la COP15 et animatrice des débats avant sa démission mercredi, qui jouait fréquemment la carte de l’émotion pour rappeler aux délégations présentes qu’il ne s’agit pas d’une négociation comme une autre mais bien de se prononcer sur l’avenir des hommes et des femmes du monde.

 

Publié par Alix PEILLON
le jeudi 17 Décembre 2009

 



 
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