Le XXIème siècle sera sous le signe de la consommation responsable ou ne sera pas !

 

 

La consommation responsable et locale au service de la défense du Terroir. Le drame de l’écologie, c’est que le citoyen et le politique s’arrêtent souvent aux intentions. Tourisme de masse, voyages low cost, consommation de produits hors-saison, la liste est longue des comportements contradictoires avec des modes de vie viables. En forme d’ alternatives, des communautés agricoles se développent pour promouvoir des produits locaux et de qualité.

 

                                    limousin

Vassivière en Limousin situé sur le territoire du Parc Naturel Régional Millevaches Crédit photo : Jimjag - Fotolia.com).

 

 

 

  • Des comportements qui interpellent


Consommer des fraises de pays éloignés, alors que des agriculteurs en vendent sur le marché de notre quartier, a pour conséquence d’accroître les émissions de co2. Tout le mode le sait. Mais le système économique des prix compétitifs encourage une production agricole intensive à l’échelle internationale. Résultat des courses : culture généralisée des engrais, pollution et appauvrissement des sols, uniformisation des surfaces agricoles avec le business des plaines céréalières. Si le citoyen-consommateur cautionne la problématique du développement durable, le comportement d’achat tourné vers le discount met à mal les filières de productions locales. Pourtant, l’idée féconde des communautés agricoles offre quelques perspectives heureuses pour une agriculture de qualité

 

  • Des communautés pour des produits de qualité


Au japon, des communautés entre consommateurs et agriculteurs se développent dès les années 1960. Les " Teikei ", dont le nom signifie littéralement " mettre le visage du paysan sur les aliments ", ont pour origine la peur de la mortalité infantile. Des mères japonaises, soucieuses de la sécurité alimentaire pour leurs enfants, se regroupèrent et passèrent un contrat avec un agriculteur. Elles s’engagèrent à acheter à l’avance toute la production du producteur, qui lui en retour, prit l’engagement de n’utiliser aucun intrant chimique dans sa culture. Aujourd’hui les " Teikei " représentent autant de parts de marché que la distribution en circuits longs conventionnelle au Japon.

 

 

  • L’alternative des communautés de coopération


agriculture D’autres pays s’inspirent de ce modèle. Typiquement, la naissance en 1985 des CSA (Community supported agriculture) aux Etats-Unis illustrent bien la dynamique des communautés agricoles. Ces communautés de coopération entre consommateurs et agriculteurs, nées à New York, ont été créées pour faire face à la baisse du nombre d’agriculteurs et aux populations défavorisées exclues de l’ alimentation de qualité .  En France, ce sont les AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne ) qui émergent en 2001. En 2008, 1000 AMAP, regroupant 1600 producteurs et près de 250 000 consommateurs, ont généré un chiffre d’affaires estimé à 52 millions d’euros.

 

  • Reconquérir la ruralité


Face à ces nouvelles initiatives commerciales, de nouveaux indicateurs de richesse émergent : relation de confiance et de partage entre producteurs et consommateurs, relation de collaboration entre producteurs, maintien de la dynamique rurale, diminution de l’empreinte écologique, préservation de la biodiversité, maintien des savoir-faire artisanaux, redécouverte de la saisonnalité … Toutes ces démarches de coopération entre consommateurs et producteurs offrent du grain à moudre à la logique purement commerciale. Elles représentent des systèmes de partenariat et des lieux de vie où la consommation s’intègre dans un ensemble d’échanges éthiques, écologiques, solidaires et démocratiques.


Publié par Regioneo
le jeudi 1 Avril 2010

 



 
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