Le volcan Eyjafjöll est-il bon pour la biologie marine ?

Eyjafjöll et l’Atlantique Nord, une équipe de chercheurs fait de drôles de découvertes

 



Rassurez-vous, ce n’est pas un nouveau nuage de cendres du volcan
Eyjafjöll dont il est question ici. Au départ, une équipe de scientifiques du Centre National de l’Océanographie de Southampton planche sur le rôle du phytoplancton dans l’Atlantique Nord. Oui mais voilà, le volcan Eyjafjöll a produit entre temps 100 millions de m3 de cendres tombées en partie dans l’océan. A l’arrivée, les chercheurs découvrent que le fer contenu dans les poussières volcaniques du plus célèbre volcan islandais augmenteraient la capture carbone dans l’Atlantique Nord. Verdict des résultats : mi-août !

 

 

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Le volcan islandais Eyjafjöll continue de produire des cendres le 1er mai 2010 (crédit photo : AFP / Halldor Kolbeins).

 

 

 

  • 3 mois après l’éruption volcanique, Eyjafjöll refait parler de lui…


Et si Eyjafjöll était bon pour la biologie marine ? C’est le site Internet BBC news qui a révélé cette information surprenante. Les cendres du volcan Eyjafjöll qui se sont déversées dans l’Atlantique Nord au printemps dernier pourraient avoir un effet positif pour l’environnement. Selon une équipe de scientifiques du Centre National de l’Océanographie de Southampton, la quantité importante de fer relevée dans plusieurs échantillons contribuerait à développer le phytoplancton. En résumé, c'est un micro-organisme très efficace dans l’adsorption du co2. Mais toutes les données scientifiques ne sont pas encore exploitées. C’est donc bien au conditionnel qu’il faut parler de la suite des péripéties d’Eyjafjöll.


 


  • Nuage de cendres Eyjafjöll : un drôle d’épilogue ?


Souvenez-vous, nous sommes le 23 mars 2010. Endormi depuis 1821, le volcan au nom imprononçable Eyjafjöll entre en éruption. Le trafic aérien de l’Europe du Nord est alors paralysé par une série d’éruption volcanique sans précédent. Plus de 100 000 vols sont annulés en avril. Au total, Eyjafjöll fabriquera 100 millions de m3 de cendres. Mais trois mois plus tard, ironie de l’histoire, la « catastrophe naturelle » pourrait trouver un heureux épilogue. Le professeur Eric Achterberg qui dirige l’expédition RSS Discovery espère « pouvoir démontrer que ces cendres ont aidé la prolifération de phytoplancton et que ces micro-organismes ont capturé plus de CO2 qu''ils ne l'auraient fait sans l'éruption d'Eyjafjöll ». Une étude qui ne manque pas d’intérêt. Chaque jour, 25 millions de tonnes de co2 sont absorbés par les océans.

Les fonds marins de la zone de l’atlantique nord sont réputés pauvre en fer. C’est pourquoi l’expérience naturelle d’Eyjafjöll fournit une opportunité scientifique en or pour étudier l’impact des cendres volcaniques (importante source de fer) sur l’océan. Pour l'heure, l' Islande a été élu pays le plus propre du monde en 2010 selon l'EPI (Environmental Performance Index).

 

 

 


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Publié par Christophe Baudouin
le lundi 2 Aout 2010

 



 
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samedi 14 Aout 2010 à 00:29 Par Guy
 

L'humain et son sceptre, toujours prêt à juger de ce qui est bon ou pas.....
"Le volcan est-il bon ou pas?" en voilà une question qu'elle est bonne!
L'on pourrait se demander si le volcan a sa place sur Terre! a-t-il raison d'entrer en éruption? est-il utile? ne faudrait-il pas le boucher avec du béton? lol!!

Je me demande comment la planète a fait pour évoluer durant des milliards d'années sans cet égocentrique humanoide bourré d'idéaux et fanatique du contrôle absolu, devenu complètement fou, malade, dégénéré?..

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