Le tourisme est la première industrie mondiale selon l’OMT (Organisation mondiale du tourisme). Une opportunité économique indéniable pour les territoires, mais qui ne cache pas quelques inquiétudes environnementales.

L'urbanisation de la côte méditerranéenne (crédit photo : Immo Schiller).
Le tourisme de masse
L’organisation internationale de l’OMT table sur un nombre record de touristes dans le monde à l’horizon 2020 : 1 milliard de personnes. Les taux de croissance économique à 2 chiffres des deux géants (Chine et Inde) et le boom des pays émergeants agrandit les classes moyennes à l'échelle mondiale. L’industrie du tourisme a de beaux jours devant elle. Cependant, les dégâts occasionnés par le tourisme de masse sont important : saturation de lieux touristiques, problème de l’ eau, multiplication des vols low cost responsables de fortes émissions de co2. Les offres de tourisme formatées des opérateurs de voyage ne manquent pas. Parfois, à l’encontre des cultures locales.
Le tourisme, facteur d’inégalités
Face à une demande très forte, l’offre touristique se structure. Les industries touristiques se concentrent alors en conglomérats et nouent des alliances avec les activités annexes telles que le transport aérien. Les alternatives pour un tourisme responsable peinent à se faire une place dans le paysage des conglomérats. Les industries du tourisme disposent de budgets et de capacités d’investissement beaucoup plus importants. Par ailleurs, grâce à une politique salariale peu regardante sur les droits sociaux, ils parviennent à proposer des séjours dans les pays du Sud à des prix plus avantageux que les offres de vacances en France.
Le tourisme " durable "
Malgré la puissance de l’industrie du tourisme conventionnel, des initiatives tentent de repenser la relation du touriste-consommateur avec les acteurs locaux de la destination. Ce type de tourisme fait le pari de l’engagement responsable des agences de voyage en privilégiant l’économie locale. La Charte du tourisme durable rédigée en 1995 par l’OMT, l’UNESCO, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et la Commission européenne, est née de ces alternatives pour un tourisme responsable. Le texte reprend le concept et les idées de développement durable définis lors du Sommet de la Terre en 1992. Il a pour objectif d’intégrer au tourisme les notions de droits de l’Homme, d’ environnement, de bien-être des populations locales et de développement économique local.