Le réseau de bus TCL de Lyon passe la cinquième

 

 

Bus TCL de Lyon, c’est l’histoire d’un grand bouleversement urbain. Plus de bus, plus de fréquence, plus de quartiers et de communes desservis, l’opération Atoubus voit les choses en grand à Lyon. Même pas peur de la crise économique ou du grand méchant plan d’austérité national. Atoubus, fort  de ses 42 millions d’euros d’investissement est ambitieux : faire entrer le réseau de bus dans l’ère de l’éco-mobilité et de l’intermodalité.  

 

Le réseau de bus TCL de Lyon passe la cinquième

 

Un bus toutes les 10 minutes sur les 26 lignes majeures, dont 17 lignes directes de périphérie à périphérie, 71 lignes complémentaires pour arriver plus vite en polluant moins sur les grands axes,
35 lignes spécifiques afin de mieux desservir les gares, TCL via Atoubus prend le train de l’éco-mobilité et de l’ intermodalité. Car la ville bouge, le périurbain s’étend, et patatras, les usagers deviennent trop dépendants de la voiture thermique. Alors cette fois Grand Lyon utilise les grands moyens version big bang : redéployer l’offre du réseau de bus et renforcer les connexions métro-tram-train. 

 

Le bus change, si, si, madame. Il se paye même le luxe de l’ambition pour le réseau TCL de la métropole lyonnaise. Objectif 10 % de voyages supplémentaires en bus. Si le jour J les usagers étaient quelque peu perplexes devant la nouvelle signalétique, voire carrément perdus face à l’armada de nouveaux chauffeurs (250) et des itinéraires modifiés, l’opération n’en demeure pas moins salvatrice.
Car plus de déplacements en transports en commun, c’est moins de pollution sonore et de CO2.
43 % de déplacements urbains en voiture individuelle et 21 % en transports collectifs, pas facile d’inverser le rapport de force. 

 

Atoubus passe la cinquième, Bernard Rivalta président du syndicat Sytral propriétaire du réseau TCL

 

A l’origine d’Atoubus, Sytral et son président Bernard Rivalta. « Atoubus c’est une décision qui se tourne vers l’avenir avec la modernisation du réseau de bus TCL et la rationalisation de son exploitation. Je suis très fier que ce projet soit autant partagé par les salariés du réseau. Moi je suis élu à la tête de Sytral jusqu’en 2014. J’aurais très bien pu continuer mon mandat sans Atoubus. Mais j’ai préféré prendre mes responsabilités, et faire ce que tout bon professionnel de la politique oublie trop souvent : anticiper, agir sur le long terme, penser à demain. »

 

Atoubus en un mot c’est … « (…) plus de fréquence, plus de confort et une lisibilité des itinéraires plus clair. Si vous voulez convaincre d’autres clients comme l’automobiliste de laisser sa voiture en centre-ville pour le bus, le métro ou le tramway, vous devez leurs offrir un meilleur service de transports adapté aux multiples déplacements urbains, par exemple de périphérie à périphérie, et aussi une offre kilométrique qui soit plus grande. Atoubus c’est 3 millions de kilomètres supplémentaires par an.
La ville évolue et les usagers de transports collectifs aussi. Aujourd’hui, le bus c’est une vraie alternative au tout voiture.
»

 

La personnalité de la semaine : Héloïse Béridel, 24 ans, étudiante en école de commerce et résidente à Lyon 

 

« Certaines lignes de banlieues commençaient à dater, il était temps de rafraîchir le réseau. Le bus est un moyen de transport très économique à Lyon (25 euros/mois pour un étudiant) et relativement rapide comparé à la voiture. Pour me rendre au travail à Saint-Priest,  je favorise le bus, plus agréable que la monotonie du métro ; bien que les métros lyonnais soient très propres et neufs. La fréquence des bus est encore moindre comparée au réseau parisien, en revanche les retards sont acceptables. Peut-être qu'une application Smartphone permettrait d'anticiper les attentes ? »

 

L’écogeste : toi aussi, fais ton diagnostic mobilité avec Altermove

 

Internautes, urbains, fétichistes de la bonne vieille voiture à essence, et si vous passiez à la mobilité douce ? Altermove.com lance son diagnostic mobilité en ligne pour vous montrer par A + B que la voiture thermique n’est pas franchement le moyen de déplacement le plus rapide, ni le plus économique. A 2, 3 ou 4 roues, les solutions « éco-mobilité » pour se rendre à son travail existent; en vélo dépliant (200 €), en voiture ou en scooter électrique. Pour les amateurs de la glisse urbaine, c’est l’occasion de tester la trottinette (80 €) ou les rollers (200 €) ; à privilégier sans modération pour des trajets courts. 

 

Photo : Sytral - Sébastien Erome

 

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Publié par Christophe Baudouin
le mardi 6 Septembre 2011

 



 
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dimanche 23 Septembre 2012 à 18:51 Par Steph
 

Vu les fumées et le bruit émis les moteurs desdits bus, pas certain que le quart des bus soit en mesure de passer le prochain controle technique... Merci pour le niveau sonore des mazouts !! A quand les modèles hybrides et récupération des gaz comme ceux de l'agglomération Lilloise ?

lundi 19 Septembre 2011 à 20:44 Par Marie
 

je suis d'accord avec Georges41 ! C'est quoi ces sujets !! Vous nous avez habitué à mieux..

vendredi 9 Septembre 2011 à 10:50 Par Christophe Baudouin
 

@Georges41
après trois années de voyages quotidiens Champigny/Nanterre Université (50 minutes de train aïe aïe) sur la ligne A quand j'étais étudiant, je peux confirmer que ça use les nerfs, ça fatigue et ça vous met en rogne contre une partie de l'humanité...;-)

jeudi 8 Septembre 2011 à 10:01 Par Georges41
 

@aurore95
bravo, j'ai l'impression d'entendre jean-pierre pernaud en direct sur TF1 sur les syndicalistes qui plongent la France dans la crise

mardi 6 Septembre 2011 à 11:43 Par aurore95
 

c'est bien connu, RATP, SNCF et le stif préfèrent être en désaccord, crier leurs différences plutôt que de s'entendre sur un financement du réseau... bref c'est l'anti-méthode constructive des syndicats. Un truc à vous faire détester les transports collectifs

mardi 6 Septembre 2011 à 10:38 Par nicolas
 

je confirme, la guerre est déclarée tous les matins sur la ligne A. Un vrai bordel qui à coup de retards, d'annulations, de wagons bondés vous font regretter votre bonne vieille voiture. Bravo messieurs la RATP, SNCF et Stif

mardi 6 Septembre 2011 à 09:52 Par aurore95
 

c'est clair que c'est pas la RATP, ni la SNCF qui sortirait autant d'argent pour moderniser le réseau des lignes RER et métro en Ile-de-France. Comme quoi, les lumières sont bien à Lyon...;-)

mardi 6 Septembre 2011 à 09:13 Par Lumiere
 

en pleine crise budgétaire, sortir 42 millions d'euros de sa tirelire pour rénover et améliorer des lignes de bus, je trouve que c'est un beau pied de nez à la morosité ambiante et aux caisses vides.

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