Le géant des mers : SeaOrbiter

 


Imaginez un vaisseau géant de 51 mètres de haut à la forme d’hippocampe. A la création du SeaOrbiter, on retrouve l’architecte Jacques Rougerie. Le projet technologique innovant est de construire une plate-forme qui dérive le long des grands courants marins (GulfStream) à la manière d'un iceberg high-tech. Huit années d’études plus tard pour penser et dessiner le vaisseau d'exploration du SeaOrbiter, les accords industriels ont été finalisés en 2008 avec l’aval de l’expert européen des systèmes navals militaires (DCNS).  

 

 

Comté de Finmark en Norvège

      Des rennes à l'extrême nord de la Norvège dans le comté de Finmark (Crédit photo : Clara - Fotolia.com).

 

 

  • Imaginer le SeaOrbiter


Jacques Rougerie dessine les premières esquisses dès 1998 en collaboration avec l’océanographe suisse Jacques Piccard. Soutenu par le Grenelle de la mer, l'architecte a pour ambition de construire une « station océanique internationale ». Le pari de cette aventure n’est pas seulement esthétique et architectural avec cet hippocampe en forme de clin d’œil au Nautilus du célèbre roman de Jules Verne ( 20 000 lieues sous les mers ). Imaginé comme un centre d’observation sous-marine des océans, SeaOrbiter doit améliorer la compréhension des phénomènes marins et des écosystèmes océaniques. Ainsi, les océans restent une région scientifique inexplorée. Les experts s’entendent à dire que seulement 2 à 3 % des fonds marins ont été découverts par l’homme.

 

 

 

 

 

 

  • Des programmes pédagogiques


SeaOrbiter Pour Jacques Rougerie, le projet du SeaOrbiter comporte une réelle force symbolique, un " d on fait aux nouvelles générations ". Au menu pédagogique de la plate-forme technologique : cours éducatifs, programmes de recherches scientifiques (les mollécules marines) et universitaires. Les "aquanautes" du vaisseau d'exploration, observateurs et capteurs d’images, permettront au public, écoliers, étudiants de voir en temps réel la vie du monde subaquatique. La série de tests réalisés et validés en 2002 en Norvège dans le laboratoire du centre européen à Marintek ont donné le feu vert au projet d’avant étude pour la mise en marche du SeaOrbiter. Le premier vaisseau pilote devrait voir le jour en 2011 au large de la Méditerranée.

 

 

 

  • Jacques Rougerie le " mérien "


Enfant, Jacques Rougerie porte un regard fasciné par les plages de Côte-D’ivoire. Après des études d’architecture et d’océanographie, il se passionne dès les années 1970 pour l’écologie et l'environnement sous-marin dans la continuité des travaux du Commandant Cousteau. Jacques Rougerie s’investit dans la construction d'habitats durables sous-marins : Galathée (1977), Aquabulles, les habitats subaquatiques Hippocampe. Celui que l’on surnomme " Capitaine Nemo " du XXIème siècle réalise également des projets d’aménagement portuaire (quartier marin bioclimatique de Monaco). A 64 ans, l’homme qui n’en finit plus de rêver intègre l’Académie des beaux-arts de Paris section architecture à l’été 2009. 

SeaOrbiter est un projet français qui s’inscrit dans le programme d’Union pour la Méditerranée et la politique de la protection des mers de l’Union européenne. L’estimation du coût de SeaOrbiter s’élève à 35 millions d’euros.



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Publié par Christophe Baudouin
le mardi 23 Février 2010

 



 
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