Tahiti fête le cinéma et parle de l’environnement. La 7ème édition du festival international du film documentaire océanien se tient à Tahiti du 25 au 31 janvier. L’occasion de découvrir reportages et longs métrages dans une région que l’on résume à tort à la farniente touristique. Une manifestation culturelle majeure pour cette île de la Polynésie française, histoire de braquer les projecteurs sur l’art audiovisuel et les préoccupations environnementales des îles du Pacifique sud.
Vue aérienne de Bora-Bora en Polynésie française, située à 260 km de Tahiti. (Crédit photo : bluesdeluxe-istockphoto)
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Florence Aubenas engagée sur le festival
La journaliste rescapée des geôles irakiennes, Florence Aubenas, préside le jury de ce festival du film documentaire 2010. La plume du Nouvel Obs met en avant sa volonté de dépasser l’image
étriquée de belle carte postale de l’île, trop souvent aseptisée par les lunettes étroites des médias. « Je pense que Tahiti est justement un de ces endroits infiniment petits qui rend le monde
plus grand. C’est pour cela que j’ai accepté cette présidence aujourd’hui ». Nul doute que la Présidente du jury, en tant que directrice de l'Observatoire international des prisons suivra de
près le documentaire sur « L’archipel des forçats ».
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Le mot du fondateur : Wallès Kotra
La fiction est à l’honneur cette année à Tahiti. Pour le fondateur, Wallès Kotra, de ce rendez-vous consacré au film documentaire, l’orientation artistique est moins forte sur le sujet des
problématiques écologiques. Les années précédentes, affirme Wallès Kotra, les réalisateurs pointaient du doigt les « dégradations du corail, la défense des lagons, ou encore la montée des
eaux ». Malgré tout, on sent bien que cet événement cinématographique sert de tremplin pour montrer les réalités sociales, écologiques et culturelles à l’échelle de l’Océanie. « Les dégâts
de la montée des eaux sont aussi dramatiques que la mondialisation culturelle non maîtrisée », dixit l’organisateur.
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La question de l’identité des territoires océaniens
Loin du tapis rouge des grandes cérémonies culturelles européens, créer l’événement le temps d’un festival en janvier à Tahiti n’est pas anodin. En effet, difficile lorsque l’on s’appelle Tahiti
d’exister parmi l’industrie culturelle étatsunienne, chinoise ou indienne. Wallès Kotra ne s’y trompe pas lorsqu’il parle de « tsunami culturel » sur l’offre des programmes audiovisuels et
cinématographiques. Une véritable lutte sociale et culturelle qui s’engage pour défendre l’identité multiple de l’Océanie ; et la spécificité des îles du Pacifique face au choc de la mondialisation
culturelle.
Une série de tables rondes qui s’accompagne d’un colloque sur les télévisions océaniennes prendront une toute autre dimension cette année ; au moment où Tahiti est sur le point de recevoir le câble
numérique et la TNT.
Le festival international du film documentaire océanien
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Bravo Mataf , j'allais faire la meme réflexion !
Bien vu : l'image montre bien une vue aérienne de Bora-Bora !
Merci @mataf pour cette rectification géographique..;-)
Cette île n'est pas tahiti .C'est bora bora île magnifique,mais la plus détruite par l'argent du tourisme.
Je souhaite que de tels événements aident les polynésiens à retrouver leur vrais identité