La taxe carbone, mesure phare du Grenelle de l'environnement, est aujourd'hui enterrée. François Fillon a annoncé l'abandon de cette taxe mardi 22 mars, expliquant qu'elle devait se faire au niveau européen. Si certaines associations ainsi que le Medef se sont aussitôt félicité de la décision du gouvernement, de nombreuses autres ont d'ores et déjà adressé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour lui faire part de leur indignation. Les débats sont donc loin d'être clos...

Le principe du "pollueur-payeur" abandonné
Limiter les gaz à effet de serre pour contrôler le réchauffement climatique, la taxe environnementale était ambitieuse. Prévu pour le 1er juillet comme l'avait promis le gouvernement, ce projet de loi n'est plus à l'ordre du jour. Il faut dire que c'était à prévoir. Adoptée par le Parlement puis censurée par le Conseil constitutionnel en fin d'année 2009, la loi instaurant la taxe carbone a été largement critiquée par les membres de la majorité. C'est ainsi qu'à la veille du premier tour des élections régionales, Nicolas Sarkozy a donc fait marche arrière en expliquant au Figaro Magasine que "nous n'imposerons pas à nos industriels des contraintes si, dans le même temps, on autorise les importations venant de pays qui ne respectent aucune des règles environnementales à inonder nos marchés".
Abandon de la taxe carbone, ou comment abattre les associations
Le président "s'était engagé personnellemen t : il avait signé le pacte Nicolas Hulot, il avait dit que jamais il ne lâcherait cette taxe carbone. Mais il y a eu Copenhague qui est un échec, les résultats des élections régionales et le vent a tourné". L'association Réseau Action Climat se dit "outrée" : "cette taxe carbone que nous avons porté dans le cadre du Grenelle de l'environnement devait être une mesure phare, une mesure de rupture sur la politique climat énergie. C'est un vrai coup d'arrêt."
L'UFC-Que Choisir optimiste
Mais il y en a pour qui la nouvelle est réjouissante. Si UFC-Que Choisir s'accorde avec les associations environnementales pour appeler le gouvernement à " mettre en place une véritable fiscalité verte, socialement équitable et écologiquement efficace ", l'association de consommateurs s'est toujours montrée sceptique quant à l'efficacité de la taxe carbone à faire évoluer les comportements des consommateurs. Pour elle, l'abandon de cette taxe permettra de relancer la discussion sur la nécessité d' une "fiscalité intelligente et intelligible", dans laquelle le consommateur n'est pas "captif de la situation" et qui implique "l'ensemble des pollueurs" sur un consensus sur l'intérêt écologique.
Une loi imparfaite, mais qui avait le mérite d'exister
Si les associations environnementales reconnaissent que cette loi était loin d'être parfaite, le principe même de cette fiscalité méritait selon elles d'être soutenu. D'autant qu'il "semble peu probable qu'elle soit adoptée au niveau européen, puisque les mesures fiscales, à l'échelle de l'union européenne des 27, doivent être adoptées à l'unanimité". Affaire à suivre...
Il était un fois un loi. Elle étai fiére d'exister car elle était la première en son genre. Son devoir : purifier notre air et rendre posible la vie sur terre pour les siècle à venir. Heureuse elle était jusqu'au jour ou monsieur élection lui colla une balle dans la tête et l'enterra, ni vu ni connu. Monsieur élection se tourna vers la population endeuillée pour la rassurer. Il clama : "il y a bien plus grave : l'insécurité !"Sous les applaudissement d'une foule en délire tout le monde oublia la pitite loi qui avait tant fait la fierté d'une nation.
Merci pour cet article qui nous rappelle que l'avenir de la Terre est étrangement lié à des bulletins de vote. C'est triste, que sa nous serve de leçon. A quand les premières grandes manifestations nationales pour défendre la santé de notre maman Gaia ? Si les politiques ne sont pas à la hauteur, c'est à nous, citoyens, de reprendre la torche !