La France stoppe ses envois de déchets nucléaires vers la Russie

 


C’est officiel, après 38 ans, Areva met fin prématurément aux transports des déchets nucléaires vers la Russie. Par le biais d’une lettre du ministre russe de l’Energie, l’agence atomique russe Rosatom a décidé de rompre le 11 juillet le contrat qui l’unissait au groupe nucléaire français. Initialement prévue en 2014, la fin du contrat a notamment été provoquée par la polémique internationale créée suite aux actions de Greenpeace.

 

 

                              La France stoppe ses envois de déchets nucléaires vers la Russie

 

 

(Crédits : Frelon - Fotolia.com)

 

 

  • Fin des exportations de déchets nucléaires vers la Russie grâce à Greenpeace

 

Après plusieurs actions menées par Greenpeace, le ministère de l’Energie russe a finalement décidé de mettre fin aux exportations de déchets nucléaires vers la Russie.  Depuis 1980, Greenpeace s’y était toujours opposé. Mais c’est la diffusion, en octobre 2009, de l’enquête de Laure Noualhat et Éric Guéret, Déchets : le cauchemar du nucléaire qui a permis de relancer la polémique. Après 38 ans de combat acharné de l’association écologique, l’agence nucléaire russe Rosatom, qui était pourtant liée au groupe nucléaire Areva jusqu’en 2014, a donc décidé de rompre leur contrat.

 

  • Des déchets qui ne seront plus abandonné en Russie

 

Vladimir Pchourov, responsable énergie à Greenpeace Russie,  a confié à une journaliste de Rue89 : «  J'ai le sentiment que Rosatom a pris cette décision à cause du réveil de l'opinion publique après les nombreuses campagnes dénonçant le fait que la Russie était devenue la poubelle nucléaire de la France ». Areva n'a donc plus de contrat de réenrichissement avec des sociétés étrangères. Celui avec la société Urenco, qui exploite des usines aux Pays-Bas, en Allemagne et en Grande-Bretagne, a pris fin en 2009. L'uranium appauvri sera désormais entreposé sur le site d'Areva à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne).

 

  •  Areva dément l’implication de Greenpeace dans son choix

 

« Malgré les explications fournies par le groupe Areva, la presse du week-end rapporte une affirmation de Greenpeace selon laquelle Areva aurait décidé de mettre fin aux transports d'uranium appauvri  (…), suggérant que cette décision serait prise sous la pression de cette organisation anti-nucléaire. C'est affirmation est dénuée de tout fondement » (Areva). En mai dernier, le porte parole du groupe Areva avait indiqué qu’en raison de désaccords sur les conditions commerciales, le groupe allait mettre fin au contrat avec Rosatom en 2010.


Publié par Sitan KOITA
le mardi 13 Juillet 2010

 



 
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