On n’est jamais mieux servi que par soi même ! Les irréductibles habitants du bourg rural de Lyddington en Grande-Bretagne l’ont bien compris. A priori, le bled contre la loi économique des télécommunications, c’est un peu David contre Goliath. Mais c’est sans compter sur la solidarité des 200 familles de ce village de campagne. Ces villageois rusent d’imagination et entrent en résistance face à la fracture numérique rurale.
Une réserve d'eau naturelle dans le comté britannique de Rutland (crédit photo : harrisonphoto-Fotolia).
-
Quand Lyddington entre en résistance…
La fracture numérique est une réalité qui ne touche pas seulement les foyers défavorisés. Le plus petit comté britannique de Rutland en a fait l’amère expérience. Dans le bourg rural de Lyddington,
la logique de la rentabilité des entreprises de télécommunication prive les fermiers et les agriculteurs d’un outil indispensable pour mener à bien leur activité. Mais le bled de campagne offre
parfois des ressources inespérées. L’entraide, la volonté de dépasser les contraintes économiques et numériques face à l’enclavement de la zone rurale de Rutland.
De la suite dans les idées avec cette installation artisanale fibre optique :
-
Opération : il faut sauver le numérique en zone rurale reculée
En matière de lutte contre les inégalités d’accès à Internet, les habitants de ce bourg rural ont trouvé la parade : la débrouille mélangée à une bonne dose de culot. L’entreprise locale Rutland
Telecom, bien aidée par les 200 familles de Lyddington, ont réussi ensemble à financer l’achat de fibres optiques en 2008 via une filiale du réseau national British Telecom. Deux ans plus tard et
3700 livres de collecte de fonds (à l'aide de 11 investisseurs), le réseau Internet de Lyddington jouit d’un débit de 32 Mbps au lieu du ridicule 512 kbits précédemment. Pas fous, les villageois
ont compris que le réseau Internet haut débit est un moyen de redynamiser la zone rurale.
Il y a bien un avant et un après à Lyddington. Avant l'opération fibres optiques, aucun habitant ne possédait un taux de transfert des données supérieur à 0,5 Mbps. La vitesse moyenne est
aujourd'hui de 32 Mbps. Soit l’une des plus rapides de Grande-Bretagne, dans un pays où 2,5 millions de foyers n’atteignent pas les 2 Mbps de vitesse.
Vous avez des idées pour l'info durable du jour ?
Envoyez vos propositions à christophe@durable.com
Bonne initiative pour l'atténuation de la fracture numérique, qui est réelle!
Très bon ça!! Mais la question c'est: quel montant pour une ville? Et j'imagine que la Mairie répercute ça sur impôts non?