La fin du moratoire sur le maïs OGM en France

 

La saga des OGM en France vient de connaître un nouveau rebondissement à la faveur d’une décision de la Cour de justice de l’Union Européenne  en septembre puis Conseil d’Etat le 28 novembre dernier, qui invalide le moratoire sur les OGM invoqué par l’Etat français en 2007.


    


A l’époque, l’Union Européenne autorise la commercialisation et la culture de semences de maïs transgénique MON810, l’une des huit variétés de maïs génétiquement modifié pour résister contre les insectes, produite par le semencier et chimiquier américain Monsanto. Les faucheurs volontaires, dont le mouvement autoproclamé de « désobéissance civile » avait commencé en 2003, voyaient leur combat échouer.

 

Jusqu’à ce que, sur l’avis du Haut conseil des biotechnologies, le ministère de l’agriculture ne prenne un arrêté interdisant la culture du MON810, en vertu du principe de précaution inscrit dans le droit français. L’article L110-1 du Code de l’Environnement le définit comme le principe «selon lequel l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement à un coût économiquement acceptable.»


Mais l’Etat français a eu tort sur la forme en fondant son moratoire sur une directive européenne caduque depuis qu’un autre règlement a pris le relais. Une brèche dans laquelle se sont engouffrés Monsanto,  et autres EGPM (Assemblée générale des producteurs de maïs) ou encore SEPROMA (Syndicat des établissements de semences agrées pour les semences de maïs) en dénonçant « l’excès de pouvoir » dont a fait preuve la puissance publique.

En effet, l ’étude invoquée en 2007 par le ministère de l’Agriculture portant sur les soupçons de toxicité pour les rongeurs qui pèse sur le MON810, n’aurait pas "apporté la preuve de l'existence d'un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l'environnement". Une étude réalisée par…Monsanto elle-même !


Le gouvernement, par la voix de Nathalie Kosciusko-Morizet, a de nouveau affirmé sa volonté d’empêcher la culture de semences OGM destinées à l’alimentation humaine tant que leur innocuité n’a pas été prouvée de manière sérieuse.


Et qu’en pensent les Français ? D’après un sondage Ipsos sur la confiance des Français dans la science, 58 % se disent méfiants en ce qui concerne les OGM. Et la France n’est pas la seule dans ce cas-là : d’autres pays à l’image de l’Autriche ont également interdit la culture du MON810 sur leur sol, alors que 53 % des Européens considèrent que les OGM représentent un danger pour l’environnement selon un sondage Eurobaromètre.


Si rien n’est fait, les premières graines de MON810 seront en terre d’ici mars. Le temps de ne voir peut-être qu’une récolte arriver à maturité, alors que Bruxelles doit décider l’année prochaine de prolonger ou non l’autorisation de mise sur le marché du MON810.


Publié par Isabelle Tissot
le lundi 5 Décembre 2011

 



 
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vendredi 9 Décembre 2011 à 18:42 Par alloicilaterre
 

Déjà, les engrais chimiques et autres trucs qu'ils foutent dans la terre pour que une carotte pousse en 1 jours au lieu de 10, tout en éliminant les mauvaises herbes et en éloignant les insectes, sont très nocifs pour le terre.
Elle finit par ne plus être productive et perds de sa vitalité, droguée, gavée, exploitée et devient comme brûlée !
C'est pour cela que certains agriculteurs n'ont pas pu continuer à se régime là et sont passés à l'agriculture bio.
Mais ce n'est qu'une toute petite minorité d'agriculteur, les autres ne se soucis que de faire du chiffre, d'ailleurs certains sont plus derrière un ordi que dans les champs !
Et les OGM sont cent fois plus puissants que ces engrais chimiques déjà nocifs et agressifs.
Les OGM ont été conçu par des scientifiques pour être utilisé par la Nasa, lors de longues expéditions dans l'espace, ceci pour des cas bien ciblés et ponctuels.
Mais en aucuns cas, sur terre, longue durée !
Mais des plus cupides veulent en faire leur beurre ou plutôt leur maïs, pour que le bétail puisse manger ( bétail producteur de produit laitiers et de viandes )
Que les gens réduisent leur conso de lait et viande et les OGM ne seront pas une fatalité morbide.

mercredi 7 Décembre 2011 à 10:23 Par le mataf
 

Les financiers n'ont aucunes étiques et de ce fait aucunes morales ,aucunes considérations du devenir de la vie , du fric ! du fric !le plus rapidement possible ;
La science et ses chercheurs sont à leurs bottes , FINETTE4 résume assez bien ce très grave état de fait ,moi je dit vive les faucheurs ,tous le monde avec eux debout debout les morts ,assez de plier les genoux et de faire profil bas, terminer nous nous faite plus peur

mardi 6 Décembre 2011 à 12:39 Par FINETTE4
 

Comment faire comprendre que les OGM représentent des dangers qui vont bien au-delà des éventuels problèmes nutritionnels humains! Les OGM sont issus de manipulations de laboratoires qui opèrent des interférences totalement artificielles entre le règne végétal et le règne animal puisqu'on introduit dans les semences des séquences de gènes de bactéries - donc animales. De telles interférences ne se produisent JAMAIS dans la nature qui ne connaît que l'hybridation. En effet,contrairement à une idée complètement fausse qui a été largement répandue dans l'opinion, l'élaboration des OGM n'a RIEN à voir avec une quelconque hybridation (l'hybridation se limite à des "mariages" de plantes entre elles au sein d'une même espèce). Il est actuellement impossible d'estimer les perburbations induites dans l'environnement par les OGM et qui pourraient être beaucoup plus graves (et absolument irréversibles) que les éventuels problèmes nutritionnels (qu'il n'est pas question ici de minimiser car NOUS SOMMES CE QUE NOUS MANGEONS.) Cependant, on se réfugie complaisamment derrière l'absence de preuves pour donner ou non des autorisations de culture.

Il est urgent de mettre un terme à la commercialisation de la nature et de la soumettre aux lois du profit en mettant les plantes et semences sous brevets. La nature n'est pas à vendre. Seules les récoltes peuvent l'être à condition que l'obligation d'acheter des semences et les dégâts en tous genres causés à la terre ne viennent anéantir les fruits du travail...

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