A Toulouse, éclairage public rime avec trottoir électrique. Non vous ne rêvez pas ! Les piétons éclairent eux-mêmes le passage qu’ils souhaitent emprunter. L’idée est novatrice. L’énergie du réverbère est produite par le piétinement des promeneurs via un générateur électrique. La société néerlandaise Sustainable Dance Club réalise cette expérimentation digne d’un scénario futuriste de la ville durable de demain.

La place du Capitole illuminée à Toulouse (crédit photo : nougaro - Fotolia.com).
Un éclairage public à l’énergie propre
" Regarde, ça s'allume ", s'exclame Carine en foulant les huit dalles en plexiglas installées pour quelques semaines dans le centre ville de Toulouse (AFP). L’objectif pour Alexandre Marciel (adjoint au maire de Toulouse) à l’origine du projet, est de recycler l’effort urbain des piétons en énergie électrique. Une expérimentation grandeur nature pour la ville rose qui s’inscrit dans le cadre de la politique de réduction du coût de l’éclairage public. Le choix de Sustainable Dance Club pour cette initiative énergie propre n’est pas anodin. La société néerlandaise s’était déjà faite remarquer par une réalisation originale à Rotterdam où les clubbers produisaient une partie de l' éclairage de la boite de nuit.
Le trottoir électrique de la ville rose
A Toulouse, on n’est jamais mieux servi que par soi même ! Un dicton populaire qui a peut-être nourri la réflexion d’Alexandre Marciel ? En ces temps moroses pour les finances locales, l’éclairage public à la force du piéton a tout de la bonne idée économique. Le principe est simple : faire le pari de l’ énergie cinétique pour l’éclairage public. Autrement dit, capter le mouvement humain comme source de production d’énergie. Ainsi, les micro-vibrations produites par le piéton sont ainsi transformées par un générateur en énergie électrique qui alimente l'éclairage. Le piéton " cobaye " peut produire jusqu’à 50 watts à chaque passage sur le trottoir électrique.
Et si les élus prenaient le train du développement durable version énergie propre en milieu urbain ? De bon augure, si l’on en croit la difficulté de voter des budgets en équilibre à l’échelle des collectivités locales. Le projet de l’énergie cinétique concernant l’éclairage public pourrait bien séduire d’autres municipalités et d’autres lieux : gares, centres commerciaux, aéroports …
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Très intéressant
Belle idée! mais le générateur qui transforme les micro-vibrations en énergie électrique il est alimenté comment?
Et l'electricité produite par le coprs humain ne peut on pas la convertir en énergie?
quelle quantité d'energie est necessaire a la construction de ce systeme??ex: la construction de panneaux solaire pollut a l heure actuelle plus que d'autre systeme et necessite la production de 10 ans d'energie fournie avec un panneau!
Je ne pense pas vu la ville pense réduire ainsi de moitié de la consommation de l’éclairage public.
nous ferons que déplacer un probléme avec un risque de pollution suplémentaire maintenant aux nom de l'écologie beaucoup veule se faire une place aux soleil
Génial, si toutes les mégalopoles pouvaient adopter ce principe, mais cela ne va-t-il pas développer les centrales nucléaires ???
@jp
Le pari de l'énergie cinétique pour les éclairages publics des municipalités restent un projet à titre expérimental...
De quoi bien définir les limites et les possibilités de la future énergie urbaine propre de demain ?
Expérience très intéressante. Je suis tout à fait d'accord ac Jp, il faudrait étendre ces pratiques à d'autres domaines.
Bonne idée...mais j'ajouterai que pour être une ville durable, Toulouse doit d'abord veiller à la propreté des trottoirs! Ce qui n'est pas vraiment le cas dans la ville rose.