L’agriculture, la biodiversité et les petits producteurs

 



Les producteurs : acteurs des territoires et de la société ? L’agriculture a changé de visage au fil du XXème siècle avec la disparition des paysans et une vision quantitative de la production prédominante. Mécanisation et culture intensive des années 1970 transforment le rôle de l’agriculteur. La figure du producteur s’impose de plus en plus avec la multiplication des grandes surfaces d’exploitations. Loin des préoccupations des écosystèmes des forêts, de la fertilité des terres et de la biodiversité des sols

 

 

                                       champs

 

 

 

  • Du paysan au producteur

 

Depuis la fin du 19ème siècle, le terme de paysan a peu à peu laissé place à celui de producteur. Pourtant, les paysans, à travers leur travail, ont façonné les paysages et l’identité même des territoires. Avec l’ère industrielle, dès les années 1950, la thématique paysagère fut totalement éliminée des enjeux de l’agriculture. La préservation des écosystèmes est alors sacrifiée sur l’autel de la compétitivité agricole. L’auto-suffisance alimentaire et la production intensive des denrées alimentaires dessinent les objectifs prioritaires. Aujourd’hui, le rôle de l’agriculteur se réduit à celui du producteur de grandes surfaces d’exploitation.

 

 

  • Le rôle de l’agriculteur : préserver les écosystèmes ?

 

terre Pourtant, le rôle de l’ agriculteur dans la gestion de l’ environnement est approuvé par le législateur. Une loi d’orientation de 1999 en France inscrit les objectifs de gestion de l’environnement et d’aménagement du milieu rural dans la politique agricole. La FAO estime pour sa part que 75% de la diversité génétique des plantes cultivées a disparu depuis le début du 20ème siècle. En cause : l’uniformisation des surfaces agricoles avec l’industrie rentable des cultures céréalières. Ainsi, l’agriculture industrielle a progressivement remplacé les variétés de plantes traditionnelles par des variétés commerciales uniformes et plus rentables.


 


  • Pour une variété de plantes


Les variétés de plantes dans le monde s’amenuisent. Actuellement, la réglementation française interdit aux agriculteurs d’échanger librement leurs semences et plants. Les variétés échangées doivent préalablement être inscrites au registre du Catalogue Officiel. Cette réglementation nuit à la biodiversité des espèces végétales. Sur 3600 variétés de tomates, seules 60 sont inscrites au Catalogue officiel. Autre chiffre surprenant, en France, 4 variétés de blé couvrent 80% des surfaces agricoles. Les agriculteurs sont ainsi obligés de se procurer leurs semences auprès de semenciers afin de répondre aux critères de l’agriculture industrielle et conventionnelle.

Les producteurs doivent changer leurs méthodes de travail et rompre avec la culture généralisée des engrais. Cependant, les citoyens ont aussi une carte à jouer avec l’ alternative de la consommation responsable des produits.


Publié par Regioneo
le vendredi 2 Avril 2010 à 10:02

 



 
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