Deux jours après l’adoption de la proposition de Bruxelles sur les OGM, Jean-Louis Borloo affirme sa désapprobation. La Commission européenne propose en effet de laisser le choix aux Etats d’interdire ou de limiter la culture des OGM en Europe en échange d’un déblocage des processus d’autorisation. La France n’est pourtant pas la seule à critiquer la proposition de Bruxelles.

Jean-Louis Borloo (Crédits : AFP)
- Une proposition jugée inacceptable
La Commission européenne veut laisser aux Etats le choix d'interdire ou de limiter les cultures d'OGM sur tout ou une partie de leur territoire en contrepartie d’un déblocage des processus d’autorisation.
Jean-Louis Borloo a jugé « inacceptable » cette proposition. Selon le ministre de l’Ecologie, l’offre « ne répond pas à la demande d’amélioration du niveau d’expertise pour les homologations et les autorisations, votée à l’unanimité en décembre 2008 » ( Libération ) et il est convaincu qu’une telle proposition ne remportera pas un franc succès.
- Bruxelles prête à écouter les critiques
L'eurodéputé écologiste José Bové, et l'eurodéputée libérale Corinne Lepage parlent respectivement de « marché de dupes » et de « rideaux de fumée » quant à la proposition de Bruxelles. Cinq autres gouvernements sont du même avis que la France.
La Commission européenne a indiqué avoir bien pris note des critiques de Jean-Louis Borloo et des autres ministres.
- Des maïs OGM attendent une autorisation de culture
Quatre types de maïs OGM sont actuellement en attente d’autorisation de culture : le BT11 du groupe suisse Syngenta, le BT 1507 de l'Américain Pioneer, et deux variétés de l'Américain Monsanto (le NK603 et le MON810). Pour le moment, parmi ces quatre variétés, seule la culture du maïs MON 810 est autorisée dans certains pays de l'UE.
Le dossier OGM sera discuté par les ministres de l'Agriculture le 27 septembre prochain, puis par leurs collègues en charge de l'Environnement le 14 octobre.