Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et du Développement durable, s’est exprimé mardi 27 avril devant la presse au sujet du Grenelle de l’environnement. Jean-Louis Borloo estime qu’il y a un réel malentendu à ce sujet. Le ministre a cependant affirmé sa détermination à défendre le projet de loi du Grenelle 2. Le texte sera examiné par l’Assemblé nationale dès le 4 mai prochain.

Jean-Louis Borloo, Ministre de l'Environnement (Crédits : AFP)
- Grenelle 2 : cinquième acte législatif
Après le Grenelle 1, définitivement adopté le 23 juillet 2009, le projet de loi « Grenelle 2 », déjà voté par le Sénat le 8 octobre dernier, constitue le « cinquième acte législatif »d'un processus qualifié « d'irréversible », selon Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie (AFP).
- Grenelle 2 : un dispositif qui a du mal à se mettre en place
La taxe carbone, mesure phare du projet de loi a été invalidée par le Conseil constitutionnel fin décembre 2009, puis reportée sine die par le Gouvernement de François Fillon après les élections régionales 2010. Le 26 mars, Nicolas Sarkozy a tenté de tempérer les mécontents en assurant qu’il proposerait à la Commission européenne, en juin prochain, un mécanisme carbone aux frontières de l'Union. « Pour taxer les importations de pays rechignant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre », a précisé le Président de la République.
- Jean-Louis Borloo défend le Grenelle 2, le jour où les agriculteurs manifestent
« Le Grenelle c'est, jusqu'à nouvel ordre, que des aides pour l'agriculture », a affirmé le ministre de l’Environnement. Et Jean-Louis Borloo de préciser : « Des aides pour des agriculteurs qui veulent faire évoluer leur modèle - je ne dis pas qu'ils doivent tous le faire -, des engagements d'achat des cantines pour les agriculteurs, des aides fiscales quand on fait la mutation, des tarifs de rachat de l'électricité pour les exploitations agricoles ». Ces propos qui tombent à point nommé, le jour de la manifestation des agriculteurs céréaliers. Ces derniers étaient près de 10 000 dans les rues de Paris, sur leurs tracteurs, et ont scandé des slogans tels « Sarko + Borloo = revenu 0 ».
- La place de l’agriculture au Grenelle, un sujet sensible
« Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que là aussi, ça commence à bien faire ». Voila les mots tenus début mars par Nicolas Sarkozy au salon de l’agriculture. Des propos qui ont suscités de vive réaction chez les défenseurs de l'environnement. Associations et politiques écologistes ont immédiatement dénoncé un coup de canif dans le Grenelle. Certains y voyaient même une « trahison », par rapport à la « révolution verte » promise en 2007 par le chef de l'Etat.