Le 14/1/2010 - Par Delphine Rigaud - Rédacteur Durable 2 Commentaires - Abus
Le tremblement de terre qui a frappé Haïti mardi 12 janvier est considérée par les géologues comme le séisme le plus violent depuis 200 ans. Bilan humain tragique (au moins 100 000 victimes) et dégâts matériels incommensurables, la vision de la capitale Port-au-Prince serait apocalyptique. Internet, grâce au satellite, est à ce jour le seul moyen de communication qui permet à Haïti de rester relié avec le monde.

Une des photos les plus publiées dans la presse internationale.
Elle a été prise par un internaute dominicain, Lisandro Suero.
Seuls 10% des Haïtiens auraient accès à Internet (source : Banque Mondiale). Ce sont pourtant bien les réseaux sociaux et sites de partage vidéo qui ont permis aux télés et médias du monde entier de se procurer les premières images de la catastrophe haïtienne.
Depuis mardi, une poignée d’internautes se relaient pour que leur île ne soit pas totalement coupée du monde. Le séisme, d’une magnitude de 7 sur l’échelle de Richter, a totalement détruit les réseaux de télécommunication. Mais grâce au satellite quelques journalistes, bloggeurs et simples citoyens partagent leurs témoignages sur Facebook, Twitter, Youtube ou encore Daily Motion. Tant que les batteries tiennent et avant l’arrivée de la presse internationale, Internet reste l’unique source d’information.
Tandis que certains se retroussent les manches pour sortir les victimes des décombres, d’autres twittent et propagent les images choc du séisme. Ces "héros malgré eux" sont devenus les "yeux" d’Haïti. Sans ces images, sans leurs témoignages, la mobilisation et l’aide internationale ne seraient certainement pas aussi fortes.
Carel Pedre, journaliste de Radio 1, était le premier à rapporter les dégâts causés par le séisme. Son visage est celui d’Haïti. Via Skype, il répond sans relâche aux sollicitations des médias qui se l’arrachent. Ce matin, le journaliste local indiquait sur son compte Twitter " J’ai besoin de repos. Je n’ai dormi qu’une heure depuis lundi matin ".
Interview réalisée par France24
Sur Twitpic, Lisandro Suero publie lui des images à la limite du supportable. Avec son téléphone, l’internaute sillonne les rues et immortalise des scènes de chaos et de désolation. Ses photos reprises par les agences et publiées dans la presse internationale. Sur son compte Twitter, Lisandro Suero donne un numéro où le joindre. Il précise également qu’il est dominicain.
"Internet, unique source" pose alors la question de la vérification des informations. Le quotidien Libération, lui-même, s’est fait piéger en publiant une photo d’un séisme, certes, mais pas celui d’Haïti. L’image, diffusée sur Twitter, est en réalité celle du tremblement de terre qui avait frappé en 2008 la province du Sichuan en Chine.
Autres images marquantes, celles produites par les équipes de Google Map et Google Earth. Les deux entités se sont réunies pour proposer une comparaison entre l’avant et l’après séisme, vue du ciel. La capitale Port-au-Prince est totalement dévastée. (Retrouvez ici l'image satellite ).
De son côté, l’Agence France Press a mis en ligne sur son compte Youtube les premières images vidéos aériennes. Malgré les secousses du cadreur, la vidéo dévoile les séquelles du tremblement de terre. Des quartiers entiers sont à terre, la terre est zébrée par endroits, et la population est dehors, dans l'attente des secours.
Vidéo AFP
Internet n’est pas seulement utilisé à des fins médiatiques. La toile permet également aux Haïtiens qui vivent à l’étranger d’obtenir des informations sur leurs proches. Via des forums comme www.forumhaiti.com ou www.haitipal.com, la diaspora haïtienne tente d’entrer en contact avec les survivants.
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Une amie a toute sa famille a Haïti, elle est vraiment mal car elle n'a plus de nouvelles depuis le séisme. Y aurait-il un moyen de l'aider a avoir des nouvelles ou seulement savoir si ils sont saint et sauf?
Merci pour elle.
@auré, le Quai d'Orsay a mis en service un deuxième numéro d'urgence pour les familles de personnes résidant en Haïti : 0810.006.330.
Un premier numéro avait été créé mercredi: 01.45.50.34.60.
Les forums indiqués dans l'article sont aussi un autre moyen d'obtenir des informations.