Les pro-éoliens ont marqué un point avant la reprise de l’examen du Grenelle 2, mercredi 5 mai. Le parti de la majorité (UMP) a accepté de reculer sur le dossier de l’éolien. Sujet pourtant très sensibles du Grenelle 2, mais défendu avec ardeur, notamment par

Les pro-éoliens ont marqué un point avant la reprise de l’examen du Grenelle 2, mercredi 5 mai. Le parti de la majorité (UMP) a accepté de reculer sur le dossier de l’éolien (AFP).
- Eolien : une première concession de l’UMP
Les manifestations des pro-éoliens, dans les rues de Paris, la veille de l'examen du projet de loi Grenelle 2 aura finalement porté ses fruits. Les manifestants souhaitaient le retrait d’une disposition contestée, qui imposait un seuil minimum de 15 Mégawatts de puissance pour les nouvelles implantations.
L'influence conjuguée de la filière industrielle éolienne, des associations environnementales et de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, a finalement contraint les élus, emmenés par Patrick Ollier, Président de la Commission des affaires économiques, à revenir sur cette disposition.
- Une bataille est gagnée, mais pas la guerre
Même si les élus de la majorité ont reculé sur une disposition contestée, cela ne veut pas encore dire que les contestataires ont remporté l’ensemble des discutions car le chapitre éolien est encore loin d’être clos.
Autre sujet de discorde : le seuil de 5 mâts est pour l’instant maintenu. Explications : « limiter la dispersion anarchique des mâts sur le territoire » et ainsi, « faire accepter les éoliennes à la population ».
- Chantal Jouanno dans la ligne de mire de la majorité
Chantal Jouanno s’est une nouvelle fois faite remarquer, lors de son intervention sur LCI au matin de l’ouverture du débat. La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, qui s’était dite « désespérée » par l'abandon de la taxe carbone, s'est une nouvelle fois démarquée en affirmant : « j'ai toujours été très réservée sur ces dispositions qui freinent l'éolien, parce que dans tous les cas, si on veut développer toutes les sources d'énergies renouvelables et diversifier nos énergies, il faut mettre le curseur au maximum partout ».
Selon Christian Jacob, Président de la Commission du développement durable, a déclaré : « je ne voudrais pas que Chantal Jouanno joue un jeu perso avec la presse, (…). Sinon, on va vers un OGM bis » (Le Monde). Selon Patrick Ollier, « Mme Jouanno fait preuve d'une attitude inacceptable, en cherchant à se singulariser contre l'intérêt de son propre camp ».