Greenpeace lance une campagne européenne pour inciter les supermarchés à retirer de la vente les espèces des grands fonds menacées par la pêche

 

Quel point commun entre l’empereur, le flétan du Groenland, le grenadier de roche, le hoki, la lingue bleue, le sabre noir, le sébaste et le siki ? Ce sont huit espèces de poissons des grands fonds aujourd'hui menacées par la pêche.

 

Débutée à la fin des années 1960, la pêche des grands fonds détruit, par ses immenses filets, la biodiversité marine et notamment les récifs coralliens. Deux-cents-quatre-vingt-cinq chalutiers pratiquent aujourd'hui ce type de pêche, dont une centaine en Europe et moins de dix en France. Le chalutage se déroule essentiellement dans les grands fonds de l’Atlantique Nord-Est, à l’ouest de l’Ecosse et au sud du Groenland et de l’Islande.

 

Les écosystèmes des grands fonds océaniques sont encore en grande partie inconnus des scientifiques. Il est estimé qu’à ce jours ils n’en ont cartographié qu’une surface équivalente à celle de Paris et considèrent que ces écosystèmes abritent entre 10 et 30 millions d’espèces encore inconnues (à titre de comparaison, on a aujourd'hui recensé sur Terre environ 1 300 000 espèces).

Mais l’unique certitude concerne la fragilité de ce milieu naturel, qui a une très faible capacité à se régénérer. Un poisson empereur, par exemple, peut vivre 160 ans ; certains coraux peuvent vieillir pendant plus de 4 000 ans !

Or depuis 2003 le chalutage des grands fonds dans l’Atlantique Nord-Est a entraîné une baisse de 75 % des stocks de grenadiers, de 67 % des lingues bleues et de 65 % des sabres noirs.

 

C’est pourquoi Greenpeace lance sa campagne Océans auprès de la grande distribution, à qui elle demande de retirer ces poissons de la vente. A plus court terme, il s’agirait surtout de mieux étiqueter ces poissons, souvent vendus illégalement sous d’autres noms dans les rayons des supermarchés (le sébaste, par exemple, est souvent vendu sous l’appellation « dorade grise » ou « dorade royale »), en précisant son nom exact ainsi que le lieu et la méthode de pêche. Cette campagne de sensibilisation et de pression fera escale en France dans sept grandes villes (Paris, Rennes, Nantes, Poitiers, Bordeaux, Toulouse et Pau) avant de gagner l’Espagne et le Portugal.

Publié par Adélaïde Grémont
le lundi 5 Octobre 2009

 



 
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lundi 12 Octobre 2009 à 22:12 Par vieuxschnock
 

Je ne pense pas. La Mer est un tout, et Greenpeace fait ce qu'il peut. Mais c'est aussi à nous, consommateurs, à influer sur ces actions, en faisant attention à ce que nous achetons, et en boycottant les produits qui viennent des pays qui ne respectent rien. Pas toujours facile, je sais.

mercredi 7 Octobre 2009 à 00:01 Par Alexis de Schonen
 

est ce que cela a pris le pas sur la campagne contre la chasse aux baleines ?

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