Le 20 juillet, au cours d’un référendum interne, les salariés de Strasbourg du groupe General Motors Corporation ont accepté de renoncer à certains de leurs acquis sociaux. Le but : garder leurs emplois. A une forte majorité (645 contre 268), ils ont approuvé un gel de leurs salaires pendant deux ans et l'abandon de certaines journées de RTT.
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- Un grand « oui » à l’offre de General Motors
Lors d’un référendum interne, les salariés strasbourgeois de l’ancienne usine General Motors Corporation (GM) se sont réunis pour dire « oui » à l’offre proposée par le groupe. Sur les 1 150 salariés, 957 ont répondu présent à l’appel et ont voté à 645 voix contre 268 pour renoncer à leurs acquis sociaux et sauver leurs emplois. Le référendum du constructeur américain a été organisé par la CFDT, FO et la CFTC. Suite au résultat du vote, la direction de GM Strasbourg s’est félicitée, bien que la CGT ait de son côté été hostile à cette offre et ait demandé aux participants de voter massivement « non ».
- Une reprise d’activité avec une contrepartie
Cette offre est survenue après deux années de flottement à cause de graves difficultés rencontrées par General Motors Strasbourg, spécialisé dans la fabrication de boîtes de vitesses automatiques, et qui l’ont contraint à céder son site. La direction du groupe a finalement proposé vers mi-juin de s’engager à reprendre le site sans réduction d'effectifs. En contrepartie, les salariés devaient accepter une suppression de leurs RTT, un gel de leurs salaires pendant deux ans et de l’intéressement pendant trois ans.
- Pression de la direction
Selon certains syndicalistes, notamment issus de la CGT, le résultat est loin d’être une surprise. Chantage, pression à l’emploi auraient fait partie des moyens déployés par la direction de l’entreprise pour obtenir un tel score. Un syndicaliste de la CGT n’a pas apprécié la comparaison des travailleurs strasbourgeois avec les travailleurs mexicains et chinois. En effet, la direction de GM à Détroit avait mis en balance le site alsacien avec une usine mexicaine où la main d’œuvre est moins chère. Cette remise en question suscite l’appréhension chez les trois autres syndicats qui craignent que le groupe ne remette en question la reprise d’activité du site strasbourgeois. La maison-mère de GM devrait annoncer sa décision définitive la semaine prochaine.