G8 / G20 : priorité à la croissance

 

 

La priorité du G20 de Toronto est de sortir définitivement de la crise et miser sur une croissance économique durable. Les dirigeants des pays riches et émergeants sont partagés au sujet des moyens de régler le problème de la crise. L’objectif était de diviser par deux le déficit public des pays du G20 d’ici 2013. La question environnementale est passée au second plan.

 

                                G8 / G20 : priorité à la croissance


 

(Crédits : AFP)

 

 

  • Unis pour la croissance, divergences dans la recherche des solutions

 

Les dirigeants du G20 se sont réunis du 25 au 27 juin au sommet de Toronto. Objectif : réduire les déficits publics des pays développés d’ici 2013. La priorité est unanime, mais aboutir à des solutions communes est une chose plus compliquée.


D’un côté, les Européens sont soucieux de réduire leur fort endettement. De l’autre, les Etats-Unis sont désireux de soutenir la consommation pour dynamiser la croissance économique. Les chefs d’Etats sont tout de même parvenus à trouver un consensus sur ce dossier.

 

 

  • Rigueur ou relance

 

 

Chaque pays est venu avec son propre agenda. Les européens et le Canada prônent la rigueur. Les Etats Unis et la Chine appellent au contraire à la relance. La mise en place d’une taxe spécifique au secteur bancaire est reconnue mais pas partagée. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont plutôt favorables à ce type de fiscalité.


« Très clairement, la possibilité de taxer les banques est reconnue comme légitime par le G20 », s’est satisfait Nicolas Sarkozy en clôture du sommet. Le président français a qualifié de « grand progrès » le fait que pour la première fois la notion de taxe ou de « levy » (levier) apparaît dans une déclaration internationale comme celle du G20.

 

 

 

  • Un communiqué final rempli de signes de divergence 

 

 

« Nous sommes résolus à prendre des mesures concertées pour soutenir la reprise (...) Ces mesures seront différentes pour chaque pays et tiendront compte des circonstances nationales », ont affirmé les chefs d'Etat et de gouvernement du G20. « Certains pays imposent une taxe financière tandis que d'autres ont choisi une approche différente ».


Entre rigueur et relance, la balance n’a cessé de pencher d’un coté puis de l’autre. L’organisation du sommet de Toronto n’est  pourtant pas un exemple à suivre. Le coût de l’organisation des sommets du G8 et du G20 a fait scandale. C’est pourquoi la Corée du Sud, organisateur du prochain sommet, a prévu de réduire les coûts.

 

 

  • Un sommet au moindre coût

 

 

Le coût de l’organisation des sommets a été mal digéré par les contribuables canadiens. Alors que l’addition a atteint le milliard de dollars canadiens, soit 770 millions d'euros, la Corée du Sud et la France promettent des factures moins salées. Le G20 a rendez-vous pour un nouveau sommet dans moins de cinq mois à Séoul.


Du côté de la Corée du Sud, on promet que la facture sera « entre celle du Canada et celle de la France », a  indiqué Jie-Ae Sohn, porte-parole du comité présidentiel sur le sommet de Séoul. Le sommet du G8 aura lieu à Nice, au printemps prochain et Nicolas Sarkozy a promis des coûts « 10 fois inférieurs » à ceux du Canada.


Publié par Sitan KOITA
le lundi 28 Juin 2010

 



 
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lundi 28 Juin 2010 à 17:14 Par chartier
 

Les voyous se sont amusés sur notre dos, c'est le seul constat à faire !!!

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