La Chine a décidé de fermer près de 2 000 usines polluantes. Une manière pour le pays de se montrer exemplaire à quelques mois de la rencontre de Tianjin à l’est de Pékin. Effet d’annonce ou réelle ambition écologique ?

(Crédits : ImagineChina)
- La Chine souhaite verdir son image
La Chine souhaite améliorer son image avant d’accueillir en octobre prochain à Tianjin (à l’est de Pékin) l’ultime rencontre avant le sommet de Cancún au Mexique. Le gouvernement chinois a décidé de fermer 2 087 usines polluantes d’ici fin septembre. Les sites concernés sont notamment les aciéries, cimenteries, usines d'aluminium et de verre. Une décision politique qui va dans le sens des engagements pris avant la conférence de Copenhague. En décembre dernier, le gouvernement chinois avait indiqué sa volonté de réduire de 45% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport à 2005.
- Un enjeu pris au sérieux pour être plus crédible
Ainsi, la mesure du principal émetteur de gaz à effet de serre de la planète suscite plusieurs interrogations. Est-ce un moyen pour le pays de se rendre plus crédible aux yeux des autres puissances en vue de la conférence de Cancún ? Quoi qu’il en soit, la Chine souhaite mettre en place des sanctions. Pour exemple, près de 500 usines ont subi une coupure d’électricité pour « non réduction suffisante » de leurs émissions de carbone selon la presse chinoise. Cette récente initiative du gouvernement est jugée sévèrement par Greenpeace Chine comme étant du « rafistolage ». Selon l’ONG, la Chine ferait mieux d’adopter une politique écologique sur le long terme.