Eva Joly juge « intenable » la position d’Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt

 

 

Lors d’un point presse, Eva Joly a jugé que la position d’ Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt était « intenable ». L’ancien juge financier  a reproché  à M. Woerth de s'être mis dans une situation impossible. Eva Joly a été récemment visée par Florence Woerth qui a annoncé son intention de porter plainte contre Eva Joly.

 

                             Eva Joly juge « intenable » la position d’Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt

 

 

 

 Eva Joly ( à gauche) discute avec  Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, le 23 juin 2010, avant de tenir une conférence de presse sur l'affaire Bettencourt (Crédits : AFP).

 


  • Eva Joly critique la position d’Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt

 

 

« Je reproche à M. Woerth de s'être mis dans une situation impossible. Lorsqu'on passe trois minutes à regarder les chiffres (…) sept milliards de fortune de Mme Bettencourt et 40 millions d'impôts en moyenne par an, on voit bien que cela ne colle pas », a déclaré Eva Joly.


 « Même un élève de troisième se serait rendu compte qu'il y avait un mystère dans la gestion de la fortune de Liliane Bettencourt, alors a fortiori lorsqu'on est Mme Woerth, femme de ministre qui a fait HEC et a vingt ans d'expérience de gestion du patrimoine », a ironisé l’ancien juge financier.

 

 

  • Un procès qui ne va pas faire taire l’eurodéputée Europe Ecologie

 

 

« On peut dire que chercher à me faire un procès en diffamation est une menace, mais si on pense que cela va me faire taire… », a déclaré Mme Joly. L’eurodéputée a dénoncé « un assez pauvre contre-feu à un énorme scandale ».


Cette déclaration est en réponse à Florence Woerth qui a annoncé son intention de porter plainte contre Eva Joly. Me William Bourdon, avocat de l’eurodéputée a indiqué qu'à sa connaissance, aucune procédure n'était encore engagée.

 

 

  • « C’est tout simplement intolérable »

 

 

Eva Joly a expliqué que le taux d’imposition de la milliardaire correspond à celui du salaire d’une infirmière. Elle a ajouté : « On ne peut pas être ministre du budget, responsable de remplir les caisses de l'Etat, avec le devoir de se comporter avec une impartialité qui ne peut pas être mise en doute, et avoir sa femme dans la société Clymène qui, le moins que l'on puisse dire, était très défiscalisante ».


« Il me semble que le gouvernement doit en tirer les conséquences. Sa position est intenable, sa crédibilité atteinte et pour mener les missions difficiles qui sont les siennes, on ne peut pas avoir cette tâche-là dans son cursus. Il me semble que le Premier ministre devrait faire un remaniement. C’est une question politique. Il y va de la démocratie française. C'est tout simplement intolérable », a conclut Eva Joly.


Publié par Sitan KOITA
le jeudi 24 Juin 2010

 



 
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jeudi 24 Juin 2010 à 19:58 Par daussy
 

le gouvernement a encor montré sa lacheté en ne touchant pas aux retraites des privilegiés
sncf ratp edf gdf banque de france etc....
est'il tolérable qu'un conducteur de train est un ecart de douze ans en moin de travail
qu'un fonctionnaire de l'education nationale ,qui travaille environ 6 mois par an,se permette de revendiquer ?

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