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Europe Ecologie : c’est parti pour les régionales 2010

 

Le 18/1/2010 - Par Christophe Baudouin - Rédacteur Durable 0 Commentaires - Abus

Credits photo : PATRICK KOVARIK / AFP


Ambiance de meeting assurée du côté de Montreuil. Samedi 16 janvier, pour le lancement de la campagne des régionales d’Europe Ecologie, c’est dans une salle bondée que les poids lourds du mouvement ont fait leur apparition. Daniel Cohn-Bendit, Cécile Duflot, Eva Joly en tête et mains dans la main, comme au bon vieux temps des européennes de l’été 2009, traversent l’allée centrale de l’Espace Est de Montreuil sous les flashes nourris des photographes. On n’était pas loin de la bousculade ! Les différentes têtes de liste du scrutin à deux tours, les 14 et 21 mars prochains, ferment le banc sous les cris des militants et des 1 800 personnes présentes pour ce rendez-vous.

 

 

                     Europe-écologie meeting  

           Meeting d'Europe Ecologie samedi 16 janvier à Montreuil (93). (Crédit photo : Patrick Kovarik / AFP )

 

 

  • Le test des régionales 2010


Après le succès historique aux dernières élections européennes, près de 16,3 % de suffrages obtenus, les régionales 2010 ont valeur de test pour Europe-écologie. La vague « verte » de l’été 2009 va-t-elle se transformer en une véritable lame de fond politique fédérant autour d’Europe Ecologie les déçus de la gauche ? Le désamour des électeurs avec le PS serait une hypothèse crédible dans le succès du mouvement écolo. Un refrain bien connu dans le paysage politique en France, sous forme de vote sanction de la part des électeurs et d’avertissement à la Première Secrétaire de la rue de Solferino pour des promesses de reconstruction du parti socialiste qui tardent à se concrétiser. La sénatrice et maire de Montreuil, Dominique Voynet, tempérait les ambitions électorales de certains : « ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué ; déjà parce que nous, nous ne tuons pas les ours ! ».

 

 

  • La « transformation écologique de l’économie »


La sono réglée au maximum, les militants et autres sympathisants du mouvement d’Europe Ecologie pouvaient agiter fièrement dans la salle affiches et drapeaux aux couleurs de la jeune formation politique. Les candidats et futurs challengers d’Europe Ecologie prenaient places religieusement sur les estrades de la scène. Alors, la sénatrice du Nord, Marie-Christine Blandin, en profitait pour ouvrir les festivités du lancement de campagne en appelant à poursuivre la « conversion écologique » de la société. Les leaders d’Europe-écologie qui se succédaient sur la scène de Montreuil, reprenaient en chÅ“ur à leur manière la « transformation écologique de l’économie » souhaitée par Cécile Duflot. Ainsi, José Bové attirait l’attention  pour « changer les règles du jeu » et « inscrire l’Europe écologique dans la durée ». Dominique Voynet, en piqure de rappel, affirmait que voilà plus de 8 ans que le discours gaulliste de Chirac « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ! » a été prononcé.

 

  • Les attaques contre l’UMP et le PS


Cécile Duflot « L’aventure ne fait que commencer ! », lâche alors à la foule une Cécile Duflot bien décidée à poursuivre la dynamique électorale impulsée aux dernières européennes. " Il faut à tout prix passer devant le PS ", clame Augustin Legrand. Les attaques contre l’UMP et le PS se font plus cinglantes, avec à la baguette un Daniel-Cohn Bendit qui prône « l’alternative dans l’alternance ». Incapables de mettre en place une politique environnementale intelligente, l’« écologie populaire » façon Nicolas Sarkozy est jugée ringarde ! Quant au PS, il pèche par son immobilisme sur les questions sociales et durables. Le député européen Cohn-Bendit soutient que « le PS est au programme des écologistes d’il y a 10 ans ».

 

 

  • Une formation intergénérationnelle en devenir


A la tribune, Cécile Duflot semblait moins tranchante, comparé à la verve d’un José Bové jamais avare de piques politiciennes. Comme le révéla une fois sur scène « Dany le vert », la décision a été prise à la dernière minute sur le choix de l’eurodéputé ou bien de la secrétaire nationale des Verts pour conclure le meeting. Hésitante à la lecture de son discours, la leader de la liste Ile-de-France révèle sa faible expérience en politique. Mais finalement, la jeunesse de son personnel politique et l’ouverture à la société civile qui s’exprime au sein de ce rassemblement peut se révéler une force. Ainsi, du haut de ses 34 ans, Cécile Duflot côtoie aussi bien des barons de la politique (Dominique Voynet, Yves Cochet, Daniel Cohn-Bendit), des personnalités associatives ( Robert Lion, Augustin Legrand ), que la jeune garde (Karima Delli, Safia Lebdi). Un mouvement en quelque sorte « intergénérationnel » qui laisse une vraie ouverture à une population non apparatchik désireuse de s’engager en politique.


Samedi à Montreuil, la matrice écologique d’EE était lancée ; espérant bien représenter la 3ème force politique du pays. Objectif pour mars 2010 : remporter 15 % des suffrages sur le plan national.

Credits photo : PATRICK KOVARIK / AFP
 
 

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