L’Espagne prend la tête de la présidence du Conseil de l’Union européenne. L’occasion donc de nous pencher sur le bilan de la présidence suédoise. Sur les dossiers de l’environnement, les associations n’ont pas hésité à tacler le manque de volonté politique de la présidence suédoise. L’Espagne a de l'ambition et le fait savoir. Elle entend bien jouer la carte de l’économie verte pour booster la croissance européenne en demi-teinte.

Gaudi, la Sagrada Familia (l'église de la Sainte Famille) à Barcelone (Crédit photo :Hugues ARGENCE- Fotolia)
Bilan "vert" de la présidence suédoise
Le Conseil de l’UE, réunion qui regroupe les ministres des gouvernements de chacun des États membres, est une instance importante de l’exécutif à l’échelle des 27 pays européens. Chaque pays membre y envoie un représentant en lien avec l'ordre du jour de chaque réunion. Ironie de l’histoire, si la Suède reste un modèle politique sur les énergies renouvelables comparés à ses collègues européens, le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas brillé durant les 6 mois passés au sein de l'exécutif du Conseil. La division des 27 autour de la question climatique reste ainsi un des points noirs de la présidence suédoise. Quid de l’économie éco-efficace ? Quid du projet d’un texte sur la protection des éco-systèmes et de la biodiversité dans l’espace européen ? Le Bureau Européen de l’Environnement (BEE) a par exemple critiqué la Suède pour son impuissance à passer du discours (économie verte) aux actes.
Retour sur la Conférence sur le climat
Difficile de sortir la tête haute après le fiasco du Sommet de Copenhague sur le changement climatique en décembre dernier. Véritable chronique d'un rendez-vous manqué sur les problématiques climatiques, la présidence suédoise traîne comme un boulet l’accord non contraignant signé entre les pays présents lors de la Conférence de Copenhague. Connie Hedegaard avait même claqué la porte de son poste de Présidente des négociations sur le climat. Nommée depuis 1ère commissaire au Climat, l'ex-ministre danoise doit plancher sur l’après Kyoto avec un traité encadrant la baisse des émissions de gaz à effet de serre.
L’économie verte ?
C’est reparti pour la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Du 1er janvier au 30 juin 2010, l'Espagne prend donc la tête de l'Union européenne. Les chantiers qui attendent la présidence espagnole se bousculent : relancer les travaux du Conseil sur la stratégie EU-2020, réfléchir à la stratégie de l’UE pour protéger et reconstituer nos écosystèmes, sont quelques uns des sujets qui devront aboutir à des décisions rapides. Espérons que le pari de la présidence espagnole de s’appuyer davantage sur l’économie et les emplois verts ne restent pas seulement au rang des seules promesses politiques.
Informations sur le Conseil de l'Union européenne
Voir le site Internet europa
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@Denise Berte : bonne observation matinale et encore merci pour cette erreur en page d'accueil.... rectifiée votre honneur !!!
FAUTE sur la phrase de la page d'accueil : " l'occasion nous AIT donnée " ; heureusement non reprise dans le texte... Mais enfin !