En référence au célèbre Robin Des Bois qui dépouillait les riches pour aider les pauvres, les initiateurs de cette taxe ne veulent voler personne. Le but est de créer tout simplement une fiscalité qui permettrait de financer la lutte contre le virus du sida. L’objectif est de récolter des fonds à l’aide d’une micro-taxe sur toutes les transactions financières à travers le monde.
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- Une idée qui gagne du terrain
En effet, l’idée de la « taxe Robin » commence à gagner progressivement du terrain. Bien que le nom de cette taxe fasse référence au brigand qui dépouillait les riches pour aider les pauvres, il n’est pas question ici de chaparderie. Le but est de récolter des fonds à travers le monde pour financer la lutte contre le sida. Un minuscule financement qui permettrait d’enrayer un grand fléau, en plein tourmente due à la baisse des financements. Le mode de fonctionnement est simple : il s’agit de récolter 0,005% sur les transactions financières mondiales. Cela représenterait 33 milliards de dollars soit 25,75 milliards d’euros par an au niveau mondial.
- Douste-Blazy soutient ce mode de financement
Philippe Douste-Blazy soutient ce mode de financement. Le président de la fondation Unitaid a affirmé que cette fiscalité n’aura pas de répercutions sur l’économie réelle. L’ancien ministre de la Santé a indiqué que le principe fonctionne sous forme de « mini retrait invisible ». Pour le moment, rien n’est encore décidé. Le sommet de l’objectif du millénaire pour le développement qui aura lieu en septembre prochain et le sommet du G20 à Séoul en Corée du Sud seront pour les initiateurs de cette taxe des occasions pour faire la plaidoirie de ce nouveau mode de financement.
- Adéquation entre la taxe et la contribution des pays
L’un n’empêche pas l’autre. Bien que la taxe soit un moyen de financer la lutte contre le virus du sida, elle n’affranchira pas les pays d’apporter leur contribution. Asia Russell, responsable de l'ONG américaine Health GAP a notamment souligné que « les engagements mondiaux sont primordiaux ». En attendant, certains, dont l’américain Pete Stark, ont déjà anticipé. L’élu démocrate a déposé cette semaine un projet de loi qui vise à lutter aussi bien contre le sida et que contre le changement climatique. Une fiscalité identique à la « taxe Robin » mais qui ne concernerait que les échanges en devises dans son pays dépassant les 10 000 dollars.