Eclairer juste, consommer moins

 
                  

L’éclairage public et les enseignes publicitaires représentent aujourd’hui 1 à 2% de la consommation électrique française, et 4% de nos émissions de gaz à effet de serre. Les 9 millions de lampes qui éclairent nos villes et campagnes consomment environ 1.260 MW, soit l’équivalent d’un réacteur nucléaire.

             

             

Au-delà de l’enjeu écologique, à l’heure où les budgets publics sont difficiles à boucler, l’éclairage pèse dans le budget des communes, représentant 38% de leur facture d’électricité.

Les villes sont donc nombreuses à travailler sur l’amélioration de  leur éclairage à la fois pour réduire leur consommation et pour limiter la pollution lumineuse.

 

A Paris, l’éclairage du pont d’Arcole entre l’Hôtel de Ville et l’Île de la Cité subit par exemple une rénovation complète : des projecteurs à diode ou fonctionnant au sodium haute pression vont ainsi remplacer les anciennes lampes à incandescence. L’économie d’énergie attendue s’élève à près de 90%. Au-delà de ce chantier, c’est l’ensemble de l’éclairage public parisien qui sera revu, avec quelques dilemmes à trancher : les diodes, plus économiques, diffusent une lumière blanche qui facilite la sécurisation de la circulation la nuit, mais s’avère plus perturbante pour les horloges biologiques, et donc moins favorable à la préservation de la biodiversité.

 

A Lille, la Ville travaille depuis 2004 à ajuster au mieux l’intensité de l’éclairage, notamment grâce à l’installation de ballasts électroniques permettant de moduler celui-ci en fonction de l’heure. Le cimetière de Lille Sud sert par ailleurs de terrain d’expérimentation pour des lampadaires fonctionnant avec des panneaux photovoltaïques et éoliens.

 

Depuis 2009, en lien avec l’Union européenne, Toulouse teste également l’installation de ce type de candélabres, au sein même de la ville. La municipalité a en outre décidé d’éclairer plus, mais sur une surface plus réduite, avec des ronds-points ou des terre-pleins assez lumineux pour suffire à guider les usagers. Autre innovation, les trottoirs équipés de détecteurs de mouvement qui éclairent au fur et à mesure du passage des piétons.

 

Pour les communes rurales ou les villes de petite taille, la solution pour réduire consommation et facture d’électricité est plus radicale : le couvre-feu. Les villes de Saumur dans le Maine et Loire, ou Châtellerault dans la Vienne ont ainsi décidé de couper le réseau d’éclairage durant quelques heures dans les quartiers essentiellement résidentiels. Si ce black-out total dérange certains, il permet de réduire considérablement le niveau de pollution lumineuse, et donc de profiter des étoiles pendant quelques heures…

                                    

Publié par Marion Gautier
le jeudi 14 Juin 2012

 



 
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mercredi 20 Juin 2012 à 19:09 Par salve
 

Comme il est curieux que nous nous rendions enfin compte du gâchis qu'occasionnent nos supposés besoins.

Mais si cela entraîne un rééquilibrage propice à chacun, et aussi au milieu ambiant, c'est que ça en vaut la peine !

Que des territoires comme Paris, Lille ou la communauté européenne engagent des modifications là où régnaient le grand n'importe quoi, ça montre que même à leur niveau, la conscience finit par éclairer les esprits...

D'ici à ce que ça initie de meilleures pratiques plus en adéquation avec le respect de l'environnement, je me laisse franchir ce pas improbable, mais tellement plus enthousiasmant que par exemple la continuité des émanations automobiles ou l'épandage de produits dits phytosanitaires au fin de surproduire des denrées dont personne n'a l'usage ou qui finissent à la poubelle...

Belle lueur à l'horizon je trouve, plutôt que de continuer à considérer l'environnement comme le dépotoir de nos civilisations !

mercredi 20 Juin 2012 à 08:33 Par Thierry la Roulotte
 

C'est très gentil tout ça, mais combien cela coûte en énergie consommée pour remplacer l'ancien. Ne serait-il pas plus "intelligent" d'éteindre la lumière. Les voitures, les bus, les 2 roues ont des phares et il y a très peu de piétons qui circulent le nuit. Eteignons simplement la lumière. Là il y aura effectivement une réelle économie.

jeudi 14 Juin 2012 à 22:12 Par le mataf
 

Au delà des gaspillages d'énergies engendrés par des illuminations inutiles 'routes , avenues , rues, contournements routiers , édifices religieux , monuments et autres bâtisses plus ou moins historiques , statues verdâtres maculées de fientes de pigeons etc ...!sans compter les enseignes lumineuses des commerces ou autres publicités tapageuses dont on se fout avec délice , que de belles nuits sont gravement éblouies par cette pollution lumineuse et que dire et c'est là le plus grave des dégâts innombrables que subissent la faune ( insectes divers , tout les mammifères etc ... ) la flore qui est totalement perturbée par cet éclairage artificiel, ça le monde entier sans bat les flancs , hé bien continuer donc à danser sous les lampions ,toutes fêtes à une fin .
Dansez ..dansez ... tournez ..tourbillonnez avec la fée électricité , la dernière valse n'est plus très loin *
* Ce qui me fait le plus c.... , c' est dans crever avec vous
Je ne vous salut pas terriens je reprend le large .

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