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Des roses équitables pour la Saint Valentin

Le 14 février, optez pour des roses garanties sans exploitation

 

Le 7/2/2010 - Par Alix PEILLON - Rédacteur Durable 3 Commentaires - Abus

Credits photo : Rivertarts / flickr.com

Roses Saint Valentin 55% des fleurs coupées vendues chaque année en France sont des roses. Et cette proportion explose le 14 février où les hommes galants vont chercher un joli bouquet pour leur belle ! Or, la reine des fleurs cache bien des choses derrières ses pétales irisés : l'achat d'un bouquet de 25 roses équivaut à faire 20 km tout seul en voiture ! De plus, les conditions de travail des ouvriers travaillant dans les principaux pays exportateurs sont généralement déplorables.

 

 

  • Une fleur lourde en carbone

 

La rose est disponible chez nos fleuristes toute l’année car elle est soit produite dans des pays du Sud comme l’Equateur, l’Afrique orientale ou l’Amérique du Sud ou alors dans des serres chauffées en France. Dans les deux cas, le bilan carbone est dramatique. Pour arriver encore fraîches dans nos boutiques, les roses du bout du monde doivent être acheminées en 48h, autrement dit par avion. Et les serres françaises ne représentent pas vraiment une alternative car les émissions de CO2 liées au chauffage sont quasiment équivalentes à l’importation. Enfin, la culture des roses à hauts rendements requière une quantité importante de pesticides , herbicides et fongicides.

 

 

  • Des ouvriers qui n’ont pas la vie rose

 

Pour continuer à assombrir le tableau de la culture des roses, il suffit de s’intéresser aux conditions de travail des ouvriers employés dans les roseraies d’Equateur, d’Afrique et d’Amérique latine. La plupart du temps, les ouvriers répandent les pesticides sans protection : selon l'OIT, 60% d’entre eux se plaignent de maux de tête, de troubles de la vue, de douleurs à la poitrine et de réactions allergiques caractéristiques d'un mauvais usage de ces produits toxiques. Par ailleurs, les travailleurs sont souvent exploités : heures non payées, week-end travaillés, faibles salaires, harcèlement sexuel pour les jeunes femmes…  Une étude de l’OIT révèle qu' au Kenya, 65% des travailleurs sont précaires et n'ont droit à aucun avantage social.



  • Quelles alternatives ?

 

D’abord, il est possible, de façon générale, de demander à son fleuriste des fleurs de saison cultivées localement. Mais cela ne résout pas vraiment votre problème pour la Saint Valentin, n’est-ce pas ? Car en février des fleurs cultivées localement…

Deux solutions s’offrent alors à vous : renoncer aux fleurs pour un autre cadeau plus personnalisé ou opter pour des roses issues du commerce équitable. A défaut d’être cultivées localement (votre empreinte carbone en prendra donc quand même un coup !), les conditions de travail des ouvriers sont plus justes et préservent leur santé. L’usage de produits chimiques est également beaucoup moins important. Vous pourrez commander de telles roses via le site bebloom.com, Truffaut en vend également. Vous pouvez aussi envoyer un mail à Ethiflora pour connaître le fleuriste le plus proche de chez vous qui commercialise ses roses labellisées Max Havelaar. En revanche, les roses issues de l’agriculture biologiques restent difficiles à trouver.

 

 

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Credits photo : Rivertarts / flickr.com
 
 

Commentaires

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Le dimanche 7 Février 2010 à 18:51 par Benoît Vasseur

Une alternative n'est-elle pas de ne pas fêter cette fête commerciale?
Parce que l'amour doit être fêté tous les jours dans la simplicité des coeurs :)

Le dimanche 7 Février 2010 à 21:26 par Christophe Baudouin

@Benoît Vasseur

Belle parole !

Mais alors si je comprends bien plus la peine de se donner du mal à fêter Noël, le nouvel an ? Quid de la fête des pères et des mères, et celle des grands-parents ? Ringard car trop commercial ? Et la fête nationale aussi si l'on compte tous ces assoiffés des bars et boîtes de nuit criant à tue-tête la Marseillaise sur les Champs-Elysées...histoire de faire la fête !

Le dimanche 7 Février 2010 à 23:17 par Benoît Vasseur

@Christophe Baudouin: Si les fêtes font souvent l'objet d'une utilisation commerciale, il faut distinguer celles qui ont du sens et celles qui n'en ont pas... Et peut-être celles auxquelles on décide de donner du sens même si à la base, l'enjeu était commercial

Quant au excès que tu évoques à propos de la fête Nationale, elle n'en demeure pas moins un symbole de la République et de la France avec un grand F, celle-là même que nous devrions tous avoir en haute estime comme le firent De Gaulle, Pompidou puis Chirac