Démonstration du Mécanisme d'Action de la Stérilisation Carbonique

La fin d'un monde annoncé

 
Interactions du CO 2, des océans et de la vie...

 

1-Généralités scientifiques :



 

Le CO 2 est un anhydre d’acide, ceci signifie que lorsqu’il se dissout, il se transforme en acide selon :

 

CO 2 (dioxyde de carbone) + H 2 O (eau)                                HCO 3 - (hydrogénocarbonate) + H + (proton)

 

Cette réaction chimique est une réaction d’équilibre réversible :

 

-un excès de CO 2 gazeux déplace l’équilibre vers la dissolution du CO 2

-un excès d’acidité déplace l’équilibre vers la formation de CO 2 gazeux

 

La dissolution du CO 2 est limitée par la constante de solubilité du CO 2 dans l’eau, laquelle dépend de la température de l’eau :

 

- plus l’eau est froide et plus l’eau peut dissoudre du CO 2

- plus l’eau est chaude et plus le CO 2 dissous se transforme en gaz.

 

 



2-Interaction du CO 2 sur les océans et la vie avant l’exploitation des énergies fossiles :

 

Avant l’exploitation des énergies fossiles et depuis plusieurs millions d’années, un équilibre s’était établi entre les formes de vie qui consommaient le CO 2 pour la photosynthèse et les formes de vie qui, par respiration en émettaient.

De par cet équilibre, les océans ne jouaient qu’un rôle de régulation du taux du CO 2 atmosphérique.

 

Ainsi quand la quantité de CO 2 atmosphérique augmentait, par l’activité volcanique ou par le biais d’incendies, les océans absorbaient le trop plein car la réaction de dissolution du CO 2 était déplacée dans le sens de la dissolution selon :

 

CO 2   +2H 2 O                                                       HCO 3 -   +H 3 O +

 

Ceci   permettait naturellement d’avoir un taux de CO 2 dans l’air relativement stable, en équilibre avec le vivant.  

 

De même lorsque la photosynthèse absorbait, grâce à des conditions favorables, davantage de CO 2 et que le taux de CO 2 atmosphérique baissait, les océans libéraient dans l’atmosphère du CO 2 selon :

 

HCO 3 -   + H 3 O +                                                    CO 2 + 2 H 2 O

 

Ces mécanismes contribuaient à un équilibre naturel du taux du CO 2 atmosphérique, au sein de ce que les biologistes appellent le cycle du carbone.



3-Interaction du CO 2 anthropique sur les océans et la vie pendant l’exploitation des énergies fossiles :

 

La vie dans son évolution a modifié considérablement son environnement et   la formation des énergies fossiles est un des moyens qu’elle a utilisés pour modeler la planète, en retirant par le biais de ce que bien plus tard l’humanité appela des combustibles, du CO 2 de l’atmosphère et en le stockant sous forme de charbon ou de pétrole.

 

Avant tout, il faut bien comprendre que les énergies fossiles sont une ressource   sans laquelle l’humanité n’aurait jamais pu connaître un tel essor.

 

  Elle n’a donc aucune raison de regretter son exploitation.

 

Toutefois, il faut prendre conscience le plus rapidement possible des conséquences de l’exploitation de ces énergies fossiles, car loin d’être anodine cette exploitation outrancière représente une menace sans pareille dont nous pourrions, par retour de bâton, faire les frais de façon rapide et brutale.

 

Ce chapitre a donc pour but de décomposer l’impact du CO 2 émis par l’homme sur les océans et la vie en général.

 

Les hommes en exploitant les énergies fossiles de la fin du 19 ième siècle jusqu’à nos jours, ont libéré du CO 2 qui dormait depuis des millions, voire des milliards d’années dans les entrailles de la terre.

 

Jusqu’à maintenant, la vie dans son ensemble n’a pas connu de conséquences trop dramatiques à cause de ces émissions excessives, car les océans ont régulé cet excédent de CO 2 anthropique en l’absorbant comme une éponge.

 

De même, dans le passé, avant l’exploitation des énergies fossiles, lors d’activités volcaniques ou de grands incendies qui libéraient de grandes quantités de CO 2, ce dernier a exercé une pression sur les océans, lesquels ont naturellement répondu à cette pression en augmentant la dissolution du CO 2 selon :

 

CO 2   +2 H 2 O                                                              HCO 3 -   +H 3 O +

 

Ceci a bien évidemment accentué l’acidité des eaux mais a stabilisé le taux du CO 2 dans l’air à des niveaux très bas et compatibles avec la vie telle qu’on la connait.

 

 



4-Point de rupture de l’interaction du CO 2 anthropique sur les océans et impact prévisible sur la vie :

 

 

Après plus d’un siècle d’exploitation des énergies fossiles, se traduisant par quelques centaines de milliards de tonnes de CO 2 émises dans l’atmosphère, les océans commencent a montrer un épuisement dans leur capacité à dissoudre ce CO 2.

 

Les océans ainsi gorgés de CO 2, sont devenus   aujourd’hui plus acides ce qui entraîne un impact négatif sur la vie aquatique, comme la stérilisation des coraux.

  Toutefois, ils continuent encore de dissoudre du CO 2 et ils le feront jusqu’au point de rupture.

 

La question n’est pas ici de savoir si le point de rupture aura lieu ou pas, mais plutôt de savoir si nous serons capables d’y faire face lorsqu’il aura lieu.

 

Ce point de rupture est subordonné à plusieurs facteurs dont les plus importants sont l’augmentation de la température et l’acidification des océans.  

 

CO 2 + 2H 2 O                                                        HCO 3 -   + H 3 O +   

 

Cette réaction dépend de ce que les chimistes appellent la constante de solubilité (ks), cette constante étant fonction de la température.

 

On entrevoit donc très bien, sans être spécialiste, à l’aube de la saturation des océans par le CO 2,   que l’augmentation de la température de la planète   via l’effet de serre dû à l’augmentation du taux de CO 2 atmosphérique, pourrait avoir un effet pervers sur la solubilité de ce gaz dans les océans.

 

L’augmentation de l’acidité et de la température des eaux, entraînera un déplacement du CO 2 dissous vers le CO 2 gazeux, lequel par effet de serre augmentera   la température de l’eau, contribuant ainsi à davantage de formation de CO 2 gazeux.

 

Ainsi une fois amorcé, ce processus fera croître de façon exponentiel le taux de CO 2 dans l’air et en quelques mois voire quelques années, ce taux va atteindre un taux atmosphérique incompatible avec la vie telle qu’on la connaît.

 

En effet la respiration permet tout autant de capter l’oxygène nécessaire au catabolisme cellulaire que d’évacuer de nos organismes le CO 2 dont l’accumulation anormale dans les cellules pourrait empoisonner l’organisme au point de stopper la machinerie cellulaire et de provoquer la mort.

 

Ainsi une augmentation du taux de CO 2 dans l’air pourrait rendre irrespirable notre atmosphère et rendre invivable toute la surface de la terre.

 

Ceci nous permet donc   de parler d’entrée dans l’ère de la « stérilisation carbonique ».

 

 

Publié par jean-luc Quéré
le mardi 3 Novembre 2009

 



 
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