De l'électricité à partir de la photosynthèse

 

 

Des chercheurs du CNRS viennent de publier les résultats d'une étude concernant une technique de production d’électricité révolutionnaire : la photosynthèse. Développé à grande échelle, la conversion d' énergie solaire en énergie électrique de manière écologique et renouvelable pourrait solutionner le problème de l’énergie dans de nombreux pays en développement dotés d’une flore massive.

 

 

                               cactus

 

 

  • Une recherche révolutionnaire

 

Des chercheurs du Centre de recherche Paul Pascal du CNRS, à Bordeaux, viennent de parvenir à copier le processus de la photosynthèse, c'est à dire convertir l'énergie solaire en énergie chimique, grâce à une biopile. Pour cela, ils ont implanté des électrodes très sensibles à l'O2 et au glucose dans un cactus. Ils ont pu observer l'augmentation du courant électrique lorsque qu'une lampe est allumée et une diminution lorsque celle-ci est éteinte. Si le rendement est proportionnel à l'intensité de l'éclairage, une illumination plus intense accélère la production de glucose et d'O2 (photosynthèse), il y a donc plus de combustible pour faire fonctionner la biopile. 

 

 

  • Une technologie vieille de 3 milliard d'années 

 

Si le système est révolutionnaire pour l'Homme, cette méthode de stockage de l'énergie solaire a déjà été inventée par la nature depuis plus de 3 milliards d'années.  Car la photosynthèse est à la base de la vie sur Terre. Au cours de centaines de millions d’années d’évolution, la vie a mis au point un système extrêmement sophistiqué et performant pour réaliser la photosynthèse. Chaque étape du processus est remarquablement optimisée : absorber la lumière, utiliser l’énergie collectée pour obtenir des électrons, les transporter vers d’autres centres réactionnels, les stocker, dissiper l’énergie en excès … ce qui crée la biomasse

 

 

  • Vers une feuille artificielle…

 

La photosynthèse artificielle tente de reproduire et améliorer le processus naturel des plantes, principalement pour obtenir de l' hydrogène nécessaire aux piles à combustible.   La « feuille artificielle » permet une oxydation de l’eau, qui produit des électrons, qui à leur tour réduisent les protons de l’eau et produisent de l’hydrogène. Dans les laboratoires, les chimistes élaborent et testent des assemblages modulaires capables de remplir les 3 fonctions : capter la lumière et la convertir en énergie chimique, transporter les électrons, catalyser la réaction d’oxydation de l’eau. Si les rendements sont suffisants, on pourrait espérer produire de l’hydrogène proprement (sans utiliser de l’électricité fabriquée par ailleurs) sans avoir à couvrir d’immenses territoires d’ algues … ou de panneaux solaires

 

 

 

Publié par Elodie Hercouët
le mercredi 24 Février 2010

 



 
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vendredi 7 Janvier 2011 à 15:10 Par tildrum
 

y'aurait-il une avancé depuis l'écriture de cette article ?

vendredi 26 Février 2010 à 11:33 Par cloe
 

Article passionnant ! Avec cette pile, nous pouvons envisager des avancées sur la production d'énergie complètement propre.
Bravo !!

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