Le thon rouge, comme de nombreuses espèces de poissons, est une espèce extrêmement menacée du fait de la pêche à outrance. Selon les experts internationaux, si les tendances actuelles se poursuivent, la quasi-totalité des espèces de poissons pêchées pour la consommation auront disparu des océans avant 2050 ! Face à cette urgence, Olivier Roellinger, récemment nommé vice-président du réseau hôtelier international de luxe Relais et Châteaux, compte prendre des mesures drastiques.
- Une espèce très recherchée
Le thon rouge est une espèce très recherchée pour son goût mais aussi pour sa texture très tendre et fondante, même crue, ce qui en fait un poisson de choix pour les sushis, makis et autres douceurs japonaises du genre. Malheureusement, comme plusieurs autres produits de la mer, le thon rouge est victime de son succès. L’aquaculture est encore très peu développée pour cette espèce qui ne se reproduit pas très facilement en captivité. Ainsi, les deux méthodes les plus fréquentes sont la pêche sauvage ou l’élevage en captivité qui consiste à capturer des poissons et à les engraisser en captivité avant de les pêcher.
- "Les gens achètent en poissonnerie ce qu'ils ont mangé au restaurant"
Des normes internationales concernant les quotas de pêches existent mais sont peu respectées ou assez facilement contournables. En novembre 2007, l’ICCAT (commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique) a refusé d’accepter un moratoire sur la pêche du thon rouge. C’est pourquoi aujourd’hui, nombre de grands cuisiniers estiment que c’est à eux de donner l’exemple : "Nous les cuisiniers, on a fait des dégâts. Parce que les gens achètent en poissonnerie ce qu'ils ont mangé au restaurant. Ma logique est de proposer d'autres poissons, moins menacés, pour influencer la consommation" explique Gaël Orieux, du restaurant Auguste, à Paris, qui a arrêté de servir du thon rouge depuis cinq ans.
Ainsi, sous l’impulsion de son nouveau vice-président, plus de 60% des membres du réseau qui regroupe aussi des chefs européens, américains et japonais, se sont engagés à ne plus servir de thon rouge. Et Olivier Roellinger compte être très ferme : "Si certains ne sont pas d'accord, on indiquera les noms de leurs maisons, pour qu'ils assument jusqu'au bout leur irresponsabilité".
Cette mobilisation constitue une avancée tout à fait remarquable, mais dont l’impact reste relativement limité face aux Sushis bars, très à la mode et, jusqu’à présent, très consommateurs de thon rouge…
(Avec AFP)
ok d accord...
alors que faut-il mangé???
fruit et légumes trois fois par jour Muuuhhh un délice .
je péte la forme!!!