La crise grecque est le sujet sensible en Europe. Les membres de la zone euro craignent qu’elle ne s’étende à toute l’Union européenne. En France et en Allemagne, les agences de notations sont sur les bancs des accusés. Désormais, ces agences sont considérées comme responsables du climat de panique sur les marchés financiers. Elles favoriseraient l’affolement en ce qui concerne la situation de la Grèce, mais aussi du Portugal et de l’Espagne. Remettre en question la crédibilité de ces agences, c’est aussi s’interroger sur la durabilité et la viabilité du système financier actuel, peu épargné par les crises et les scandales.

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- Ne pas prendre « trop au sérieux » les agences de notation
En France Eric Woerth, ministre du Budget, et Laurent Fabius, ancien Premier ministre socialiste, sont unanimes sur la question des agences de notation. « On est dans un système où les agences emballent elles-mêmes les choses (…). Les agences de notation ont aussi parfois besoin d'être réformées, elles n'ont pas vu venir les crises », a déclaré Eric Woerth.
De son coté l’ancien Premier ministre socialiste a estimé que « aujourd'hui, (les agences) réagissent et il y a un phénomène d'entraînement : après la Grèce, qui est un cas spécifique, le Portugal, l'Espagne sont attaqués et personne n'est à l'abri du problème » (Le Monde).
Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, a lui aussi jugé qu'il ne fallait pas les prendre « trop au sérieux ». « Rien n'empêche les intervenants sur les marchés de ne pas prendre trop au sérieux les agences de notation », a-t-il déclaré devant des journalistes à Berlin (Le Monde).
- Les agences de notation ont « droit de vie ou de mort sur les entreprises »
Côté syndicats français, on s’inquiète de l’impact des notations de ces agences sur les entreprises. « Il faut empêcher ces agences privées d'avoir le droit de vie ou de mort sur des entreprises, mais aussi sur des Etats » a déclaré Bernard Thibault, le leader de la CGT.
Malgré le discours rassurant du Gouvernement sur la note française, le dirigent syndicat a demandé aux chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union européenne de mettre « bon ordre » p armi les agences, déjà sévèrement critiquées en 2008 pour ne pas avoir vu arriver la crise des subprimes.